La grâce des brigands de Véronique Ovaldé

La grâce des brigands

 

 

 

 

 

 

 

 

Editions de l’Olivier – 284 pages
Littérature française

Maria Cristina Väätonen a seize ans lorsqu’elle quitte la ville de son enfance, une bourgade située dans le grand nord, entourée de marais et plongée dans la brume la plupart de l’année. Elle laisse derrière elle un père taciturne, une mère bigote et une soeur jalouse, pour s’installer à Santa Monica (Los Angeles). C’est le début des années 70 et des rêves libertaires. Elle n’a pas encore écrit le roman dans lequel elle réglera ses comptes avec sa famille, et qui la propulsera sur la scène littéraire. Et elle n’est pas encore l’amante de Rafael Claramunt. Séducteur invétéré, cvet excentrique a connu son heure de gloire et se consacre désormais à entretenir sa légende d’écrivain nobélisable. Est-il un pygmalion ou un imposteur qui cherche à s’approprier le talent de Maria Cristina?

MON AVIS :

Si le dernier Véronique Ovaldé avait tout pour plaire : une héroïne volontaire, une myriade de personnages caractériels, une aventure humaine personnelle, c’était sans compter sur la pâleur des personnages qui peuplent le livre. Une histoire tiède et lisse qui manque d’humanité autant que d’audace. L’écriture de l’auteur, souvent simple et ennuyeuse, apparait parfois lente et dénuée d’empathie… Une rencontre ratée avec cet écrivain pourtant si souvent apprécié.

Les drames ne surviennent pas dans le hasard et le chaos des choses. Les erreurs de jugement participent d’une grande organisation souterraine qui se répand en racines et radicelles vivaces sous vos pieds, lesquelles attendent leur heure, patiemment, muettement, creusant leurs chemins multiples et fertiles, endurantes pourritures, jusqu’au moment où elles sortent de terre, explosent au grand jour et vous enserrent les chevilles pour vous soustraire à la lumière et vous emporter dans leur obscurité.

– – – –

Ce jour-là il y avait une lumière vive, cette clarté si particulière des ciels océaniques qui sont balayés et lavés, comme si toute brume avait déserté définitivement, retournée au large, laissant la place à un éclat intense, Maria Cristina était si loin tout à coup de la pluie de Lapérouse qui tombe sur vous comme une gadoue de grand lac, une pluie verglaçante et ténébreuse.

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