Les lectures des otages de Yôko Ogawa

Les-lectures-des-otages

Editions Actes Sud – 190 pages
Littérature japonaise

Huit touristes étrangers sont pris en otage. Après une importante mobilisation médiatique, l’attention de la presse internationale se détourne. Seule une ONG présente dans la région poursuit sa mission et parvient à introduire un minuscule enregistreur dans une boite de premiers soins transmise aux otages.
L’opération réussie, les écoutes commencent. A des kilomètres de là, un casque sur les oreilles, un jeune homme mobilise toute son attention sur des voix qu’il ne comprend pas, une langue qu’il ne connaît pas. Ces gens semblent dire, raconter, faire preuve d’une sincérité troublante. Tous les soirs, à la même heure, l’un d’entre eux prend la parole. Huit récits, huit souvenirs dits par des êtres pris au piège, confrontés à l’ombre de la mort. Huit lectures enregistrées, volées puis rapportées, inconsciemment léguées au monde des vivants.

MON AVIS :

En prétextant l’écriture de huit vies, l’auteur divise son récit en nouvelles indépendantes. Un choix narratif inégal mais non inintéressant pour un récit qui reste rythmé par des thèmes puissants : le lien, l’abandon, la solidarité, la lenteur de vivre, le rapport à l’au-delà…
Une écriture ordonnée mais qui ne parvient jamais à se départir d’un sentiment de compilation de nouvelles, inégales et parfois sans grand intérêt. Une oeuvre à réserver aux amateurs du genre.

C’est pourquoi l’apparition devant moi de cette fille enveloppée de son voile de mystère l’emporta sur la surprise déchirant le calme de la maison confiée à ma garde.


J’essayais de me sentir proche de mon mari en pensant que comme lui qui n’était pas là, je ne l’étais pas non plus. C’est ainsi que j’étais au moment où j’ai rencontré ce jeune homme.


Quelque part dans un endroit lointain qui dépassait l’imagination, ces voix parvenant aux oreilles de quelqu’un qui ne comprenait même pas leur langue avait tout d’une prière.

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Une réflexion sur “Les lectures des otages de Yôko Ogawa

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