5 raisons de voir… In the mood for love de Wong Kar-Wai

In the mood for love

DVD – 2000
Réalisateur : Wong Kar-Waï
Avec Tony Leung Chiu Wai, Maggie Cheung et Rebecca Pan – 1h38

Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emménagent dans leur nouvel appartement le même jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commencé, Chow Mo-wan et Chan Li-zhen apprennent que leurs époux respectifs ont une liaison.
Cette découverte les choque mais les rapproche. Même s’il semble n’y avoir aucune possibilité pour eux de vivre une relation amoureuse, la retenue et les réserves émotionnelles de Mme Chan hantent M. Chow.

5 bonnes raisons de (re)découvrir ce film :

1-Un scénario complexe et ambitieux :
Basé sur une histoire d’amour impossible, le récit de Wong Kar-Wai se lie et de délie au rythme des battements de coeur de ses personnages. Une oeuvre riche et complexe, vibrante et lumineuse qui nous offre une histoire intense et vivante, pourtant maintes fois racontée.
Ici Wong Kar-Wai se place dans l’infini, recrée le temps, une profondeur et une tendresse inavouée, en faisant de son récit, une oeuvre pleine, mélancolique et complexe. Une vision de l’amour torturé, très ambitieuse, mais magnifiquement mise en oeuvre par un conteur d’histoires hors pair.

2-Une musique envoûtante :
Au-delà du récit, c’est la musique qui nous transporte. Composée par Shigeru Umebayashi, elle porte le film aux confins du rêve et de l’impossible.
Une oeuvre vibrante comme ses violons qui pleurent et des rythmes qui explosent comme les battements d’un coeur affolé.
Wong Kar-Wai, tendre et fin mélomane, s’amuse avec ses titres de films qu’il emprunte à de nombreuses chansons anglophones : As Tears go by, Happy TogetherIn the Mood for love ne fait pas exception à la règle et provient d’un classique américain de Jimmy McHugh et Dorothy Fields I’m in the mood for love

3-L’incroyable maitrise visuelle de Wong Kar-Wai :
La beauté du film tient également à l’élégance et à la finesse des plans qui se cherchent et se suivent dans une danse merveilleusement orchestrée. Ici, les silhouettes élancées, drapées dans d’élégantes robes ajustées et des costumes sombres taillés sur mesure, se frôlent et s’apprivoisent en une danse amoureuse raffinée et sensuelle.

4-Une histoire immortelle :
Au-delà des plans et de l’incroyable maitrise visuelle de son auteur, ce sont les thèmes, intemporels et universels qui rendent ce film immortel : l’amour impossible, la recherche de soi, l’attente mélancolique et la souffrance des sentiments. Autant de thèmes déjà traités au cinéma mais que Wong Kar-Wai parvient sans peine à réinventer. Une véritable perle du cinéma asiatique qui réinvente les codes amoureux pour les sublimer.

5-Un film de multiples fois primé :
Nominé à de nombreuses reprises, In the mood for love a reçu 3 prix dont le prix d’interprétation masculine pour Tony Leung à Cannes en 2000 et le César du meilleur film étranger la même année.

In the mood for love1

Vous aimez ce film, vous aimerez sûrement :
2046 de Wong Kar-Waï (2004)
My blueberry nights de Wong Kar-Waï (2007)
Lost in translation de Sophia Coppola (2004)
Mulholland drive de David Lynch (2001)

Extrait
Bande annonce

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20 réflexions sur “5 raisons de voir… In the mood for love de Wong Kar-Wai

  1. Que dire ? Effectivement, c’est un chef-d’oeuvre, à la fois visuel et émotionnel. Il faudrait que je le revois car il est très riche et complexe.
    Par contre, dans les recommandations, je n’aime pas My Blueberry Nights…

    • C’est l’un des films les moins aimés de Wong Kar Wai pourtant moi je lui trouve quelque chose… Même s’il n’est pas aussi riche que In the mood for love, je trouve que l’ensemble fonctionne bien et qu’on retrouve bien l’univers du réalisateur 🙂

  2. Visuellement, je reconnais que My Blueberry Nights est réussie mais j’ai trouvé l’histoire faible, niaise, (et puis j’avoue envie de lui foutre une tarte à la Norah Jones), trop explicatif, alors qu’au contraire In the mood for love est subtil et pas gnangnan.

    • C’est vrai qu’il faut aimer Norah Jones… Beaucoup lui ont reproché de ne pas être un vrai WKW parce que le film a été tourné aux Etats-Unis. Perso, ça e m’a pas dérangé, on retrouve la qualité visuelle des films de WKW, ça me suffit. Je n’ai pas trouvé l’histoire trop gnangnan… Peut-être la scène du baiser mais encore ça va. Après, je suis d’accord avec toi, les deux films sont difficilement comparables. Tu as aimé son dernier ?

  3. Ca ne me dérange pas que le film soit américain, mais c’est vraiment l’histoire qui m’a dérangée, c’est pas fin je trouve (notamment avec la voix off).
    J’ai bien aimé The Grandmaster, il a ses défauts (parfois l’histoire est un peu confuse) mais c’est quand même une claque visuelle, il y a aussi de l’émotion, c’est également très bien interprété (surtout Zhang Ziyi).

    • J’avais oublié que tu n’étais pas fan des voix-off 🙂
      The grandmaster est bien interprété mais j’ai trouvé au contraire de my blueberry nights, l’histoire plus confuse et la recherche de soi moins poussée. Il faudrait que je les revoie.

      • Je ne suis pas anti voix-off mais malheureusement beaucoup sont lourdes et mal utilisées. Je pars du principe que la voix off doit apporter quelque chose que l’image ou les personnages n’arrivent pas à transcrire. Mais là, le personnage de Norah Jones dit des choses assez logiques…
        Ah c’est sûr que l’histoire de My blueberry nights n’est pas confuse, elle est plus accessible 🙂 Mais je suis d’accord sur ce que tu dis pour The Grandmaster, c’est pour moi un bon film mais pas un chef-d’oeuvre comme certains magazines l’ont déclaré.

      • Tout à fait d’accord ! Par contre, je ne sais pas pour quand le prochain WKW est programmé… espérons que son film se rapproche de ses premiers amours.

  4. Quelle bonne idée d’écrire sur In the mood for love… , que j’ai vu plusieurs fois. Je me suis bien retrouvée dans les 5 bonnes raisons… Blueberry Nights est plus accessible, et je l’ai trouvé très sympa. The Grandmaster m’a semblé plus convenu. Et Tony Leung ne s’y renouvelle pas beaucoup…?

    • Tu as peut-être raison pour Tony Leung qui a beaucoup travaillé avec WKW. Cela dit, je ne peux pas être objective avec ce comédien que j’aime beaucoup 🙂

  5. Un film qu’il faudra que je vois un de ses quatre.

    Sinon j’ai bien noté la nouvelle adresse. Je l’ai mise dans ma barre de favoris et dès que j’ai cinq minutes, je m’occupe de changer le lien vers ton blog sur mon blog 😉

    Bisous

    PS : Il y à une newsletter sur ton nouveau blog ?

    • Coucou !! Il faut absolument que tu voies ce film (avec ton amie, je pense que ça pourrait lui plaire ^^) Ravie de savoir qu’on continuera à échanger sur nos blogs 😉
      La newsletter est désormais disponible, à droite de l’écran ^^
      Dis-moi si ça fonctionne bien 🙂
      Bisous

  6. Rebonjour Yuko, la première fois que j’ai vu ce film (sur grand écran), j’avoue que je l’avais trouvé trop abstrait pour moi. C’est beau à regarder mais cela m’avait laissée de marbre. A la deuxième vision, en DVD, je l’ai nettement mieux apprécié à tout point de vue, comme quoi. Bonne journée.

  7. J’ai totalement été envoutée par ce film lorsque je l’ai vu il y a quelques années. Il faudrait vraiment que je le visionne de nouveau !
    Je voulais voir 2046 également. Comment est-il ?

    • Entre les 2, je garde une préférence pour « in the mood for love » qui est vraiment fascinant ! Mais 2046 est super aussi ! il faut vraiment le voir avec « in the mood for love » ^^

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