La dame en blanc de William Wilkie Collins

La dame en blanc

Editions Phébus – libretto – 554 pages
Littérature britannique

Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland.
Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger…
Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un présage funeste…

MON AVIS :

Ma première rencontre avec l’écriture de William Wilkie Collins aura été longue et plutôt fastidieuse. Malgré une histoire intéressante et des personnages magnifiquement travaillés (mention spéciale au Comte Fosco, véritable méchant épique en littérature), Le roman de W. Wilkie Collins aura mis beaucoup de temps à installer une atmosphère haletante et oppressante. Une mise en place difficile, relevée par quelques pages brillamment écrites et un suspense savamment distillé qui perd à nouveau de sa superbe lors des dernières pages…
Une oeuvre inégale qui, malgré une trame intéressante et des personnages attachants, ne parvient jamais à tenir ses lecteurs en haleine et se perd en digressions superflues. Une petite déception pour moi qui ai malgré tout beaucoup aimé l’atmosphère du roman qui se situe dans une époque victorienne savamment observée.

La voiture se mit en marche, et je restai au milieu de la route avec une vague envie de l’arrêter aussitôt – pourquoi ? je n’aurais su le dire moi-même – , mais la pensée que j’aurais pu effrayer la jeune femme ou lui déplaire me retint. Le bruit des roues s’éloigna, et la voiture se perdit dans la nuit. La dame en blanc avait disparu.


Ne voulant en dire plus long, je me suis levée pour sortir. J’étais hantée par des pensées que je n’aurais pu lui cacher plus longtemps et qu’il aurait été dangereux pour elle de connaître. Je restais sous l’emprise de mon cauchemar, et le récit de Laura ne faisait qu’augmenter mon effroi. Je pressentais des choses effroyables qui nous menaçaient, je voyais se dessiner dans la tourmente qui nous environnait ce dessein caché dont m’avait parlé Hartright en rêve. Je le revoyais, lors de nos adieux à Limmeridge ; je le revoyais tel qu’il m’était apparu en songe, et je commençais à me demander à mon tour vers quel abîme les événements nous entraînaient.

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16 réflexions sur “La dame en blanc de William Wilkie Collins

  1. Voilà, un bon livre certes parce que vraiment rien à dire quant à la rédaction et la construction ; mais par rapport à tout les compliments qu’on lit j’ai trouvé ça un peu long sur la fin.

  2. Je voulais le lire il y a deux ans environ quand il y a eu une « vague » de billets sur ce livre et j’avais reculé car certaines y mettaient les mêmes objections que toi, à savoir des longueurs qui gâchent le plaisir…donc, je me suis abstenue et je crois qu’il attendra encore un peu !!! 😆 Bises Yuko ^-^

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