Le petit Bonzi de Sorj Chalandon

Le petit bonzi

Editions Grasset – 346 pages
Littérature française

Jacques Rougeron a douze ans. Un soir d’automne, au pied de son immeuble, il croit avoir enfin trouvé le moyen de guérir. Jacques Rougeron est bègue. Il voudrait parler aussi vite, aussi bien, que Bonzi et tous les autres. Bonzi, c’est son ami, son frère, c’est lui, presque. Bonzi le soutient. Ils n’ont que quelques jours. C’est leur secret.Jacques Rougeron a douze ans. Un soir d’automne, au pied de son immeuble, il croit avoir enfin trouvé le moyen de guérir. Jacques Rougeron est bègue. Il voudrait parler aussi vite, aussi bien, que Bonzi et tous les autres. Bonzi, c’est son ami, son frère, c’est lui, presque. Bonzi le soutient. Ils n’ont que quelques jours. C’est leur secret.

MON AVIS :

A travers une écriture enfantine, souvent naïve, Sorj Chalandon nous livre les doutes et les espoirs d’un petit garçon de douze ans. En proie aux questionnements de son âge, soucieux de faire face aux difficultés des adultes et à ses propres faiblesses, Jacques Rougeron incarne le handicap et la difficulté de grandir et d’être accepté par la société.
Si les intentions de l’auteur sont louables, on peut cependant regretter l’absence d’empathie que l’on devrait ressentir à l’égard des personnages, souvent nommés sans prendre tout à fait corps. Jacques Rougeron et son petit Bonzi, son double que l’on devine très vite ne resteront pas pour moi, ces petits êtres courageux qu’ils auraient pu être sous la très belle plume de Sorj Chalandon (qui je vous le rappelle a écrit le très beau Quatrième mur !).
Ici, la succession de personnages, les incompréhensions du héros ont eu raison de la tendresse naturelle que l’on aurait pu ressentir pour ce petit personnage et sa vision, enfantine et déformée, de la vie et du réel.

D’un coup, un matin, comme ça, il n’a plus craint les consonnes, ni les voyelles, ni les syllabes, ni rien. Ses mots étaient en fête, en propre, en habits du dimanche, élégants, soyeux, fiers, ils flânaient dans des phrases si vastes qu’ils y marchaient de front.


Il sent quelque chose à venir, de proche, de brusque. Quelque chose qui fait qu’il cessera de parler. Quelque chose qui l’autorisera à rester muet. Quelque chose de tellement immense que personne ne l’interrogera plus jamais. Que personne ne lui demandera plus rien.

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10 réflexions sur “Le petit Bonzi de Sorj Chalandon

  1. je vais aller à l’encontre de ton avis, c’est mon roman préféré de l’auteur, j’ai adoré sa poésie et sa candeur… on y devine aussi la force qu’il mettra plus tard dans ses autres romans.

    • J’ai lu énormément de bonnes critiques sur ce livre (son premier je crois ?) et peut-être que j’en attendais trop. Je ne suis pas parvenue à éprouver suffisamment d’empathie pour les personnages et ça m’a manqué. J’ai été tellement séduite par le quatrième mur que je place peut-être la barre trop haute avec cet auteur…

    • Pourtant l’auteur a une vraie belle plume. Je te conseille vraiment « Le quatrième mur », l’un de mes derniers coups de coeur ces dernières années ^^

  2. Je ne l’ai toujours pas lu malgré tous les avis enthousiastes sur Sorj et ses « chalandettes » ! 😆 Celui-ci (le thème et le style que j’entr’aperçois) me tenterait davantage ! Un jour sûrement !^-^

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