Notre petite soeur de Hirokazu Kore-eda

Notre petite soeur

Film japonais – 2h07
Avec Haruka Ayase, Masami Nagasawa et Kaho

Trois sœurs, Sachi, Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura. Par devoir, elles se rendent à l’enterrement de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant. Elles font alors la connaissance de leur demi-sœur, Suzu, âgée de 14 ans. D’un commun accord, les jeunes femmes décident d’accueillir l’orpheline dans la grande maison familiale…

MON AVIS :

C’est une rencontre douce et tendre que nous conte avec sa délicatesse et sa sensibilité habituelle Hirokazu Kore-eda. Le réalisateur du magnifique Still Walking revient ici avec des thèmes qui lui sont chers : la famille, le deuil, le souvenir, la transmission et la place que nous occupons dans la fratrie. Autant de thèmes mis en valeur par une mise en scène douce et intimiste, des décors délicats et des dialogues bienveillants.
Une mise en scène toute en retenue que sert un jeu d’acteur tout en grâce et en élégance. Ainsi, si l’oeuvre de Kore-eda peut ici apparaître quelque peu utopiste et trop parfaite, elle a tout de même le mérite de distiller une certaine douceur et une jolie tendresse. Un film-bonbon qui vaut pour ses thèmes universels et généreux. A découvrir.

Bande annonce

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30 réflexions sur “Notre petite soeur de Hirokazu Kore-eda

  1. Merci pour cette decouverte, cela m’a l’air d’etre un film que j’apprecierai lors de la periode de Noel. je le garde sous le coude pour les soirees enneigees sous la couette avec un bon chocolat chaud!

    • Peut-être que ça dépend des films japonais (il faut adhérer à cet univers, perso, moi j’adore ^^) mais avec les films de Kore-Eda, tu peux y aller les yeux fermés 🙂 Bisous

    • Oui et puis même s’il est un peu utopiste (tout le monde est beau et bienveillant…° ça fait du bien. Je comprends que tu lui ai trouvé des longueurs, c’est aussi mon cas mais la magie a opérée quand même. Tu as raison, il reste émouvant et les questions qu’il traite sont universelles (bientôt ma critique de The Lobster… nettement moins sympa 😉 )

      • Ouiiii c’est tout gentil (bon en même temps, Kore-Eda reste toujours bienveillant même face aux saloperies du monde). Ah bah justement, j’ai bien aimé The Lobster ! 😀

      • Rah, j’en étais sûre ! En même temps, quand on aime le même film, c’est plutôt l’exception… Ca va encore saigner 😉

      • Ahahahaha ! Mais tu es une médium ! J’étais pourtant pas sûre d’aimer et j’ai failli le rater volontairement, j’étais avec ma frangine en ville en train de bouffer des scones et de boire du thé, on était bien, on avait la flemme et puis finalement, on a eu peur d’avoir des regrets et on est allées le voir (avec ma soeur qui me jette un regard noir du genre « si c’est de la merde, je te tue »). Bon finalement on a aimé toutes les deux (voilà c’était l’anecdote du jour). Sérieusement, j’ai trouvé le film peut-être un peu long et la musique un peu envahissante mais j’ai trouvé le propos vraiment pertinent, je trouve que ça fonctionne vraiment bien !
        Mais non ca ne va pas saigner 😮

      • 😉 héhé… Mais alors vous avez les mêmes goûts avec ta soeur ? Remarque, heureusement qu’elle a aimé si elle t’a jeté un regard qui tue 😉 On en reparle très très vite ^^

      • Dans l’ensemble oui ! Après quand on a des désaccords, on peut vraiment se friter et se gueuler dessus, c’est assez affreux !
        Allez hâte de lire ta critique ! 😀

  2. Je ne trouve pas le film si utopiste que ça en fait… Notamment en ce qui concerne la décision des sœurs au début (soit d’accueillir leur demie soeur chez elle)… On voit bien certains personnages leur dire qu’elles sont un peu « folles » d’avoir pris cette responsabilité, le copain de Yoshino lui dit même qu’elle est bien naive d’accepter ça sans contrepartie de la 3ème femme de leur père… Bref, il y a des mauvaises langues quand même !

    C’est plus la famille, et les 4 soeurs en particulier, qui est montrée comme un cocon bienveillant. Le monde autour n’est pas si beau que ça (relations amoureuses décevantes, parents décevants, maladies…. tout ça tout ça).

    • Justement, si la famille est représentée comme un cocon bienveillant, elle montre aussi le poids des responsabilités et celles qu’est obligée d’assumer la soeur ainée alors que tous les adultes les ont abandonnées (c’est la force du film je trouve). En réalité la soeur ainée ne veut pas que sa soeur cadette vive la même chose qu’elle. Mais autour de la fratrie, les mauvaises langues ne sont finalement pas très nombreuses et ne créent jamais de doute au sein même de cette famille recomposée. C’est pour ça que je trouve le film plutôt utopiste. Il n’y a jamais de doute alors que la responsabilité que décide d’assumer la soeur ainée est très lourde. Là, c’est la culture japonaise qui est mise à l’honneur et son sens du devoir et du dévouement. C’est très bien mené mais pour notre culture occidentale ça peut sembler effectivement troublant. (Ou alors la soeur ainée prend cette responsabilité pour ne pas en assumer d’autres… Comme celle de se marier. Si c’est le cas, le réalisateur parvient à détourner les codes de la société japonaise en utilisant ses propres exigences : assumer ses responsabilités familiales au détriment de sa vie personnelle.)
      Pour en revenir au fait que le film me semble un peu utopiste, même les relations entre les soeurs sont lisses. C’est ce qui en fait un film magnifique mais c’est aussi ce qui peut mener à certaines interrogations…

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