Celle qui sentait venir l’orage d’Yves Grevet

Celle qui sentait venir l'orage

Editions Syros – 392 pages
Littérature française

1897. Au nord-est de l’Italie. Frida, une adolescente de seize ans, fuit sa région natale en diligence. Ses parents, qu’on accuse de crimes odieux, ont été pendus deux jours plus tôt. La foule réclame à présent la tête de celle qu’on surnomme « La fille des démons » Frida espère pouvoir trouver refuge dans la demeure du Docteur Grüber, à Bologne, un médecin réputé qui semble fasciné par son cas.

MON AVIS :

Frida fait partie de ses petites héroïnes audacieuses qui nous habitent longtemps. Courageuse, et ambitieuse, elle décide de reprendre son destin en main et de contrer un certain déterminisme d’époque. A travers les yeux tantôt naïfs et curieux, tantôt d’une grande maturité de la petite héroïne, c’est un thème intéressant que nous propose l’auteur : savoir si l’acte criminel préexiste de manière héréditaire ou s’il ne peut être que l’expression d’un passage à l’acte propre à chaque individu.
Un thème qui rejoint celui de la liberté, de la présomption d’innocence et de la science. Et c’est ce thème que décide de mettre en lumière Yves Grevet de manière circonstanciée et avec retenue. L’histoire globale, véritable récit initiatique, interroge donc sur ces thèmes mais également sur le féminisme et la force de caractère du personnage principal. Frida incarne à elle seule la beauté de l’oeuvre et sa force en fait une lecture réjouissante et intéressante, notamment pour des adolescents. Un joli récit à découvrir !

Je sais que je dois prendre sur moi si je ne veux pas passer pour une folle. J’ouvre grand la bouche pour tenter de respirer plus profondément. Cela me calme un instant. Mais je sens aussi la sueur qui perle sur mon front alors qu’il fait plutôt frais, et des bourdonnements envahissent mon crâne. La gouvernante se tourne vers moi et m’interroge :
-Qu’avez-vous Frida ? Vous ne vous sentez pas bien à votre tour ? Vous avez de la fièvre ?
-Non, ce n’est pas ça, madame.
-Mais alors expliquez-moi, je vous prie.
-Je sens l’orage arriver et j’ai peur… C’est plus fort que moi… Excusez-moi.

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8 réflexions sur “Celle qui sentait venir l’orage d’Yves Grevet

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