Les oiseaux se cachent pour mourir tome 1 de Colleen McCullough

Les oiseaux se cachent pour mourir tome 1

Editions J’ai lu – 414 pages
Littérature australienne – 1/2

Tout a commencé par l’arrachement à la ferme natale quand les Cleary et leurs huit enfants ont quitté la Nouvelle-Zélande pour cette dure terre d’Australie. Et à Drogheda, l’immense domaine aux troupeaux sans nombre où son père est régisseur la petite Meggie peine à la ferme, veille sur ses jeunes frères. Elle a neuf ans seulement quand elle rencontre celui qui va marquer toute sa vie : Ralph de Bricassart, un jeune prêtre, beau comme un prince, doux comme un frère.
Plus tard, Ralph s’éloignera, fidèle à sa vocation… Déchirée mais forte, Meggie veut vivre, donner la vie…

MON AVIS :

Qui ne connait pas cette histoire étonnante de l’amour terrestre d’un jeune prêtre pour une petite fille devenue une jeune femme dans une Australie poussiéreuse et hostile ? Une relation pourtant très chaste, faite d’espérances et de renoncement. Car c’est bien de choix dont il est question dans ce premier tome, et le prêtre de Bricassart en fera l’expérience parfois douloureuse. Homme ambitieux, au service de Dieu, il préférera sa vocation à l’expérience douloureuse des passions. Un rapport intéressant puisqu’il n’est pas si courant en littérature, porté par une écriture claire et simple. Colleen McCullough signe ici une oeuvre intemporelle qui, au-delà des rapports bien connus entre Meggie et Ralph, évoque une grande saga familiale et les conditions de vie difficiles d’une famille exilée. Un premier tome plutôt réussi qui s’avère bien plus vaste et complexe qu’une simple histoire d’amour. L’affection que porte le père Ralph à la jeune Meggie est finement présentée : entre tendresse du père et attirance de l’homme pour la jeune femme qu’elle est devenue. Le personnage de Meggie, seule femme dans une fratrie uniquement composée de garçons, subissant sa condition de femme, ignorante des codes amoureux et sociaux, est intéressant en ce qu’il représente les attraits et les rêveries de la jeunesse. Un roman sur les choix, leurs conséquences, les erreurs et cette volonté farouche de s’extraire de sa propre condition.

Le père Ralph ignorait les raisons de l’affection qu’il vouait à Meggie ; d’ailleurs, il ne se posait guère de questions à ce sujet. Il avait d’abord ressenti de la pitié pour la petite fille le jour où il l’avait aperçue dans la gare poussiéreuse, un peu à l’écart, tenue en marge de la famille, sans doute à cause de son sexe, avait-il conclu.

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26 réflexions sur “Les oiseaux se cachent pour mourir tome 1 de Colleen McCullough

  1. Ah je ne pensais pas que ce serait si bien. Je me le note de côté alors. Bientôt Guerre et Paix en lecture commune, j’ai hâte!
    Gros bisous!

    • Rolala, petite pression pour Guerre et Paix, il faut que je m’y remette ! Tu as commencé ? Tu en es où ? (PS : Pour les oiseaux se cachent pour mourir (sans avoir vu le film), je ne m’attendais pas à une super histoire mais elle est très bien écrite et ne tombe pas du tout dans le pur roman à l’eau de rose 🙂 )

  2. oh la laaa, ça me rappelle mon enfance, mes cousines regardaient ça à la télé! Je t’avoue que je me vois mal lire le livre… mais j’ai sans doute tort ! 🙂

    • J’avais envie de vous surprendre avec cette critique ! C’est réussi ? Plus sérieusement, je t’avoue que je n’ai jamais vu le film qui a dû tout de même vieillir mais le roman est plutôt pas mal.. Lance-toi 😉

    • A vrai dire, je n’avais pas vu les films.. donc je ne connaissais quasiment rien de l’histoire que j’ai pris plaisir à découvrir 😉 Bonne journée à toi également !

  3. J’ai souvenir du téléfilm … ma grand-mère et ma mère étaient totalement accro à cette histoire mais du coup, je crois que ça m’a coupé toute envie de lire ce livre. Ton billet m’intrigue mais j’ai trop de trucs à lire !

    • 😉 C’est souvent le cas quand trop de gens s’intéressent à quelque chose, on finit par ne plus avoir envie de le voir ou le lire… Des années après, pourquoi pas ? 😉

  4. Ma mére adorait le téléfilm. Ca ne me donne pas envie de lire le livre mais ca me laisse curieux de découvrir ce téléfilm avec des yeux plus adultes même si je m’attends à quelque chose qui ne me parle pas. Va savoir, après, je pourrais peut être tenté le livre ^^

    • A vrai dire, j’aurai trop peur que le téléfilm ait trop vieilli… Pas toi ? Le livre est plus intemporel je pense. Franchement, si tu as l’occasion de le lire, n’hésites pas (tout ne tourne pas autour de l’histoire d’amour 🙂 ) bises

      PS : Je viens de faire un tour sur ton blog : wahou !! Il est super ^^ Quel changement, franchement j’adore ! Par contre, impossible de te laisser un mot ? (Ou je n’ai pas trouvé…) 😦

      • J’ai l’impression que c’est une constance. On me laisse moins de commentaires à cause du signe « + » que les gens ne pense pas a cliquez dessus. Je vais peut être changer de design finalement car si c’est joli, c’est quand même mieux quand il y a une interactivité 😉

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