Solitude de la pitié de Jean Giono

Solitude de la pitié

Editions Folio – 184 pages
Littérature française

«Viens, suis-moi. J’ai ici ma vigne et mon vin ; mes oliviers, et je vais surveiller l’huile moi-même au vieux moulin… Tu as vu l’amour de mon chien ? Ça ne te fait pas réfléchir, ça ?… Viens, venez tous, il n’y aura de bonheur pour vous que le jour où les grands arbres crèveront les rues, où le poids des lianes fera crouler l’obélisque et courber la Tour Eiffel ; où, devant les guichets du Louvre, on n’entendra plus que le léger bruit des cosses mûres qui s’ouvrent et des graines sauvages qui tombent ; le jour où, des cavernes du métro, des sangliers éblouis sortiront en tremblant de la queue.»

MON AVIS :

Jean Giono nous invite ici à la découverte de sa terre, de ses origines et des contes, croyances et légendes de l’enfance. Une promenade dans la provence vive, ses hautes herbes, sa chaleur et ses traditions. Autant de thèmes, chers à l’auteur, que l’on retrouve ici, à travers des nouvelles aussi délicates que touchantes. Même si les thèmes traités sont inégaux, on retrouve toujours la tendre harmonie et la douceur de vivre propre à l’écriture de cet auteur. Une invitation aux joies simples et aux rencontres fortuites, portée par une écriture ensoleillée et parfois surprenante. Une oeuvre délicate, parfaite si vous souhaitez vous plonger dans la douceur des jours d’été provençaux.

Il y a bien longtemps que je désire écrire un roman dans lequel on entendrait chanter le monde. Dans tous les livres actuels on donne à mon avis une trop grande place aux êtres mesquins et l’on néglige de nous faire percevoir le halètement des beaux habitants de l’univers.


Et moi je suis là dans l’herbe à la regarder ; je suis tout enfoncé dans les herbes jaunes. Elle ne me voit pas. Elle ne peut pas me voir. Elle ne me verra jamais.
Moi, je la vois.

Challenge au fil des saisons et des pages : 4/5

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14 réflexions sur “Solitude de la pitié de Jean Giono

  1. J’avais lu « Un roi sans divertissement » pour le BAC et je m’étais vraiment ennuyée : depuis, je n’ai jamais retenté l’aventure !

    • C’est parfois comme ça, des oeuvres nous marquent mais pas forcément positivement quand on les étudie.. Alors que quand on les reprend plus tard, on est généralement positivement surpris.. La maturité ?

  2. Merci d’effacer le message précédent!
    J’ai lu un Giono une fois, je m’attendais à un roman et je crois que ce n’étais qu’une longue et interminable description! Je ne me rappelle plus du titre mais je m’étais vraiment ennuyé! Depuis, je n’y suis plus retourné (et pourtant je suis provençal).

    • Quel dommage pour Giono qui a vraiment écrit de jolis livres (même si je suis loin de tous les connaitre) cela dit, les livres parfois viennent à nous quand il faut (et parfois non… Malheureusement).. J’efface le précédent message, pas de soucis.

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