The strangers de Na Hong-Jin

the-strangers

Film sud-coréen – 2h36
Avec Kwak Do-Won, Hwang Jeong-min et Chun Woo-hee

La vie d’un village coréen est bouleversée par une série de meurtres, aussi sauvages qu’inexpliqués, qui frappe au hasard la petite communauté rurale. La présence, récente, d’un vieil étranger qui vit en ermite dans les bois attise rumeurs et superstitions. Face à l’incompétence de la police pour trouver l’assassin ou une explication sensée, certains villageois demandent l’aide d’un chaman. Pour Jong-gu aussi , un policier dont la famille est directement menacée, il est de plus en plus évident que ces crimes ont un fondement surnaturel…

MON AVIS :

Le cinéma sud-coréen a décidément un bien bel avenir devant lui et The strangers en est une éclatante illustration. Un film fleuve, qui s’amuse à brouiller les pistes, comme pour mieux nous réconcilier avec un cinéma de genre difficile à maîtriser. Une pièce faite de contradictions, de déroutes et de personnages d’une étonnante noirceur. Pas étonnant que ce cinéma parvienne sans mal à concilier les codes du genre et une maîtrise moderne de ses thèmes plus traditionnels (chamanisme, croyances et rumeurs ancestrales etc.).
The strangers n’est pas un film comme les autres, et c’est en cela qu’est sa force. Ses personnages, complexes, sont à la fois terriblement humains et audacieusement charismatiques. Leurs faiblesses, leurs évolutions et leurs choix portent en creux une critique plus profonde de la société coréenne, tendue entre le monde moderne et ses croyances ancestrales.
Ce film, doté d’un scénario complexe, évoque également la peur de l’étranger, de l’inconnu mais également celle d’un mal plus interne, profond et incurable.
The strangers est une belle prouesse scénaristique alliée à la beauté des plans typiques du cinéma asiatique. Une image très lisse, tendant presque à la perfection, dans laquelle les pions humains se disposent face au Mal, figure terrifiante de l’inattendu et des peurs profondes. Une oeuvre à découvrir en ce qu’elle propose une vision toujours renouvelée du cinéma d’horreur. Entre folie meurtrière et tension maléfique, le récit est virtuose.

-Bande annonce

Publicités

30 réflexions sur “The strangers de Na Hong-Jin

  1. J’ai beaucoup aimé ce film, même s’il part parfois un peu dans tous les sens (on sent le réalisateur ultra excité par ce qu’il fait !), qu’il y a parfois des zones d’ombre (même si chercher à interpréter des sens ne me dérange pas). Mais ça reste une très belle proposition qui fait du bien dans le monde du cinéma. Vive le cinéma coréen ! 😀

    • Je me souviens de ta critique (il faudrait que je la relise maintenant que j’ai vu le film ^^) et même si le film part un peu dans tous les sens, c’est franchement impressionnant ! Le cinéma coréen a de beaux jours devant lui quand on voit ce qu’ils sont capables de faire. D’ailleurs pour moi, il n’y a qu’eux (et peut être les australiens) qui parviennent encore à renouveler le genre du film d’horreur… Chapeau !

  2. J’ai vu la bande annonce à la télévision et de prime abord, il avait l’air pas mal. Si tu dis qu’il vaut le coup d’oeil, je vais guetter sa sortie en dvd alors. ☺

    • Bonsoir Dasola, je trouve que c’est un vrai parti pris du réalisateur. Il y a une vraie proposition. Sombre, à l’image du reste du film finalement. Mais le spectateur est plutôt mené par le bout du nez et ce n’est pas si courant pour ce genre de film… Chapeau au cinéma coréen qui est encore capable de nous surprendre 😉 Bonne soirée.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s