Le syndrome du papillon de Maxence Fermine

le-syndrome-du-papillon

Editions Michel Lafon – 254 pages
Littérature française

Hugo Mars, 17 ans, n’est pas un garçon comme les autres. Atteint d’un mal étrange, le syndrome du papillon, il est interné en hôpital psychiatrique.
Mais la vie est parfois surprenante. Car c’est là qu’il fait la plus belle rencontre de son existence. Celle de Morgane Saint-James, une jeune fille aux cheveux roux et aux yeux verts, gothique et lunaire…
Hugo tombe aussitôt sous son charme. Jusqu’à ce que la jeune fille disparaisse…

MON AVIS :

Après les très beaux Neige et Le violon noir, Maxence Fermine s’essaie au roman jeunesse et s’invite, à travers une courte romance, dans l’univers très intimiste des hôpitaux psychiatriques. C’est dans cet univers si particulier que se déroule l’histoire simple d’Hugo et de Morgane. Deux jeunes que tout oppose si ce n’est leur incompréhension du monde qui les entoure. Un récit fait de découvertes, d’échanges et de partages.
Mais sous ses aspects plutôt plaisants, Le syndrome du papillon peine à convaincre. L’auteur qui avait distillé tant de poésie dans ses précédents romans semble être ici à bout d’inspiration en alternant clichés et épisodes attendus. Une impression de « trop lisse » qui accompagne tout le récit et n’offre pas de réelle alternative à cette rencontre. Certains points de l’histoire apparaissent par ailleurs décalés par rapport à l’histoire principale et le message envoyé est souvent trop conventionnel. L’écriture aurait peut-être mérité l’emploi d’un vocabulaire plus recherché pour s’adresser à un jeune public et les pensées du narrateur, souvent directes et adressées au lecteur, auraient mérité plus de nuances. L’ensemble reste en effet décevant et ne parvient jamais à toucher le lecteur même si la romance entre ces deux êtres marginalisés est plutôt intrigante. Un roman à réserver aux vrais fans de l’auteur mais que je ne conseille pas à ceux qui souhaitent découvrir sa plume.

Morgane, c’était aussi ça. Une fille ultrasensible, fragile, touchante, mais qui pouvait assassiner vos rêves en une seule phrase. Même si j’avais jamais vu une meurtrière aussi belle qu’elle.


J’ai imaginé tout ça en une minute à peine, je vous jure. Je suis peut-être un peu dingue, mais la vie, ça devrait pas être autre chose qu’un songe sans fin.

Challenge au fil des saisons et des pages (hiver) : 1/5

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Michel Lafon pour la découverte de ce roman.

Publicités

14 réflexions sur “Le syndrome du papillon de Maxence Fermine

  1. je me souviens aussi d’une mauvaise expérience avec cet auteur (Le Labyrinthe du temps). Très bonne année à toi, chère Yuko ! Santé, bonheur, lectures à gogo, douceurs, joies, belles surprises !!!

    • Belle année à toi également Violette ! Je nous souhaite de continuer d’échanger avec toujours autant de plaisir et de simplicité. C’est ma première déception réelle avec cet auteur. Auparavant, j’avais lu Neige, Le violon noir et L’ombre de ce que nous avons été (qui était déjà moins bien), là, je ne suis pas du tout convaincue… à bientôt ^^

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s