La fin de l’histoire de Luis Sepulveda


Editions Métailié Noir – 200 pages
Littérature chilienne

Juan Belmonte a déposé les armes depuis des années, il vit en Patagonie près de la mer avec sa compagne, Verónica, qui ne s’est pas encore complètement relevée des tortures qu’elle a subies sous la dictature de Pinochet. Mais les services secrets russes qui connaissent ses talents de guérillero et de sniper vont le forcer à leur prêter main forte.
À l’autre bout du monde, un groupe de cosaques nostalgiques a décidé de libérer le descendant du dernier ataman, Miguel Krassnoff. Fils des cosaques russes qui ont participé à la Deuxième Guerre mondiale dans les régiments SS, Krassnoff est devenu général de l’armée de Pinochet, avant d’être emprisonné à Santiago pour sa participation à la répression et à la torture pendant la dictature militaire. Et Belmonte a de bons motifs de haïr “le cosaque”, des motifs très personnels.
De la Russie de Trotski au Chili de Pinochet, de l’Allemagne d’Hitler à la Patagonie d’aujourd’hui, La Fin de l’histoire traverse le XXe siècle tout entier.

MON AVIS :

Roman noir sur fond de souvenirs de guerre, La fin de l’histoire évoque la possibilité d’une vengeance, celle de Juan Belmonte, mercenaire à la « retraite » obligé d’affronter ses peurs les plus intimes et ses désirs les plus secrets.
Un roman dense, foisonnant de détails, à l’écriture précise mais qui manque parfois de respiration et semble être un concentré d’images sombres et de souvenirs douloureux.
Un roman d’espionnage aux personnages forts qui auraient peut-être mérité un développement plus important. Une découverte intéressante mais qui souffre d’une multiplication de détails que le lecteur devra s’approprier à défaut de ne pouvoir pleinement apprécier cette histoire riche aux thématiques sombres.

Il y a des années, j’avais un ami dans le quartier. Un homme, un vrai. Un type droit. Il s’appelait Aliro. Aliro el Flaco. Il avait plusieurs fils, et il est possible que l’un d’entre eux soit encore vivant.
Mentionner le nom d’Aliro el Flaco, le Maigre, fit l’effet d’un atout bien posé. Chaque communauté a ses saints. Les buveurs de bières chuchotèrent entre eux jusqu’à ce que la voix d’el Gordo s’impose.
-Et qui cherche le parent d’Aliro ?
-Belmonte. Je m’appelle Juan Belmonte.


Je leur expliquai brièvement le pétrin dans lequel je me trouvais, et l’obligation de localiser ces deux hommes pour qu’on me laisse tranquille dans mon ermitage de guérillero à la retraite. Les retrouver et rien de plus. C’était toute ma mission.

Je remercie les éditions Métailié Noir pour la découverte de ce roman !

Challenge au fil des saisons et des pages : 1/5
Challenge Nettoyage de printemps

Publicités

4 réflexions sur “La fin de l’histoire de Luis Sepulveda

    • Je te conseille de commencer par « Le vieux qui lisait des romans d’amour » plutôt que par celui-ci si tu veux découvrir l’auteur 😉 Bisous à toi et à bientôt !

  1. Dans l’oeuvre de Sepulveda ce type de roman sur la guerre ne m’intéresse pas des masses .. je préfère rester sur « le vieux qui lisait des romans d’amours » et autres 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s