Les héritières de Rome de Kate Quinn


Editions Pocket – 440 pages
Littérature américaine

En l’an 69, la splendeur de Rome appartient au passé, et tous se disputent les restes de l’Empire.
Surtout chez les Cornelii…
L’ambitieuse Cornelia s’imagine déjà à sa tête : l’empereur Galba a désigné son époux pour héritier. Et sa soeur, Marcella, passionnée d’histoire, a décidé qu’elle ne s’écrira pas sans elle. Mais un coup d’Etat meurtrier bouleverse leurs vies et laisse à Lollia, leur cousine, l’occasion de tirer son épingle du jeu – sa petite soeur Diane préférant les courses de char à l’agitation politique.
L’histoire est lancée au galop et emporte les quatre héritières. A la fin, il n’y aura cependant qu’un seul empereur… et qu’une seule impératrice…

MON AVIS :

Après avoir découvert L’impératrice des sept collines de Kate Quinn, Les héritières de Rome reprend les aventures de quatre femmes unies par la démesure de leurs destins. Une oeuvre ambitieuse, bien que fantaisiste, qui fait la part belle à l’imaginaire et à la stratégie.
Mais si les ingrédients de ses précédentes oeuvres semblent ici réunis, Kate Quinn ne parvient jamais à intéresser parfaitement le lecteur. Les destins des quatre héroïnes semblent en effet se superposer et s’enrichir mutuellement sans jamais parvenir à composer une intrigue forte. Des ambitions, des complots et des trahisons qui auraient pu rendre cette lecture attrayante mais sans parvenir à rendre ses personnages attachants.
Si l’écriture reste claire, la multitude de personnages et les ressorts cycliques de la narration ne parviennent jamais parfaitement à contenter le lecteur. Dommage.

Cornelia observa sa soeur, aussi immobile qu’une statue, un peigne à la main et un sourire discret aux lèvres. Diane n’avait pas terminé toutefois.
-Tous ces échanges… Avec des sénateurs qui sont passés du camp de Vitellius à celui de Vespalien. Avec des prêteurs, passés d’Othon à Vitellius. Et des gouverneurs, passés de Galba à Othon. Et aujourd’hui, Domitien se retrouve dans ton lit.
-Diane, commença Cornelia, que cherches-tu à…
-Tu n’as pas menti en disant que tu n’écrivais plus d’histoires, n’est-ce pas ? C’est bien trop vain en effet. A présent, c’est l’histoire que tu écris.

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