Les nuits blanches de Fiodor Dostoïevski


Editions Babel – 86 pages
Littérature russe

Les Nuits blanches, c’est d’abord un vrai roman d’amour. Un jeune homme solitaire et romanesque rencontre, une nuit, dans Petersbourg désert, une jeune fille éplorée. Désespérée par un chagrin d’amour, Nastenka se laisse aller au fantasme du jeune homme, amoureux depuis le premier instant, le berce – et se berce – dans l’illusion, jusqu’à ce que…

MON AVIS :

A travers une écriture fluide et précise, Dostoïevski donne corps et âme à des personnages sublimement humains et attachants. Un jeune romantique rêveur qui rencontre une jeune femme énamourée et c’est une fusion des sens et des pensées que dresse avec puissance et délicatesse l’auteur. Un rêve éveillé ressuscité par la puissance narrative de Dostoïevski et une certaine vision de la folie amoureuse font de cette oeuvre, bien que courte, un intense moment de littérature. Une brèche onirique, entre fantasme et réalisme, impressionnante tout comme le sont souvent les œuvres de Dostoïevski et sa capacité à faire de ses personnages de fiction des êtres attachants et fidèles.

« -Vous voyez, dit en riant la jeune fille, au début, vous ne vouliez que deux mots, et, maintenant… Mais, pourtant, je ne vous dis rien… Nous nous reverrons peut-être..
-Je reviendrai demain, dis-je. Oh, excusez-moi, j’exige déjà…
-Oui, vous êtes impatient… Vous exigez presque…
-Ecoutez-moi, écoutez-moi ! criai-je, pour l’interrompre. Pardonnez-moi si je parle encore de travers… Mais voilà : je ne peux pas ne pas venir demain. Je suis un rêveur ; j’ai si peu de vie réelle que des minutes comme celle-là, celle que je suis en train de vivre, elles me sont si rares que je ne peux pas ne pas les répéter dans mes rêveries. »

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24 réflexions sur “Les nuits blanches de Fiodor Dostoïevski

  1. Aïe, j’ai vraiment eu du mal avec ce titre (alors que j’ai aimé Les frères Karamazov et Crime et châtiment), j’ai trouvé qu’il souffrait d’un excès de lyrisme.

    • Ca t’a dérangé du coup ? J’ai bien aimé moi ce rapport au rêve qui fait du jeune homme quelqu’un d’assez peu ancré dans la réalité. Crime et châtiment reste mon préféré mais je n’ai pas encore lu Les frères Karamazov… Tu en as lu d’autres ?

      • Oui, j’ai lu Carnets du sous-sol (qui suit Les nuits blanches, dans mon édition Folio…) que j’ai bien aimé, même s’il est un peu obscur, et qui décrit la démence avec beaucoup d’éloquence. Sinon, je crois avoir Les joueurs sur ma PAL, que je n’ai pas encore lu.

      • Dostoïevski est très bon pour dépeindre la folie chez ses personnages (c’était très éloquent dans Crime et Châtiment je trouve). Moi, j’ai l’idiot et les démons à lire mais vu les pavés, je recule, je recule…

  2. bien longtemps que je n’ai pas lu Dosto ! Je l’avais dévoré à mes 20 ans, mais je ne connais pas celui-ci, je le rajoute !

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