L’amour qui me reste de Michela Marzano


Editions Grasset – 304 pages
Littérature italienne

Il y a des tragédies sans mot et il n’en existe aucun pour désigner un parent qui perd son enfant. Celle-ci se passe à Rome. Le soir où Giada, 25 ans, se suicide, le monde de Daria s’effondre. D’abord figée dans la douleur, cette mère apprend peu à peu à l’apprivoiser, en dialoguant avec sa fille disparue dont elle nous retrace l’histoire.

MON AVIS :

Bien sûr au début il y a la perte, celle innommable d’un enfant. Une nouvelle histoire de suicide, les interrogations des proches, les questionnements d’une mère. Un roman comme il y en a beaucoup, sur un thème maintes fois traité en littérature. Mais ici, le thème du suicide entre en résonance avec celui de l’abandon et c’est une nouvelle porte qu’ouvre le roman de Michela Marzano. Il n’en est pas moins grave, il n’en est pas plus gai mais il porte en lui de nouveaux questionnements, de nouvelles idées, une nouvelle matière comme autant de pierres dans la tête de Giada et dans le coeur de sa maman adoptive.
Dès lors, c’est avec pudeur et à pas de velours qu’écrit Michela Marzano. Elle interroge mais dénonce aussi, ces lois qui empêchent un enfant de connaitre ses origines en Italie. Une oeuvre forte à l’écriture précise, teintée de phrases répétitives, qui chemine vaillamment dans la tête et le coeur du lecteur. A découvrir.

Dans la vie, selon Cristiana, tout tourne autour de la perte. Et dans le cadre d’une adoption les pertes sont nombreuses. Il y a l’enfant qui, en perdant sa mère naturelle, perd une partie de son histoire et parfois toute confiance en lui. Il y a les parents biologiques qui perdent toute opportunité de devenir maman et papa. Et puis il y a des femmes et des hommes qui adoptent parce qu’ils ont perdu la possibilité de transmettre leurs propres gênes.

Un grand merci aux éditions Grasset pour la découverte de ce joli roman.

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10 réflexions sur “L’amour qui me reste de Michela Marzano

  1. Les auteurs italiens font de très bons ouvrages, c’est vraiment bien écrit. Du coup, je note ces références.
    Je suis en train de terminer la quadrilogie de « l’amie prodigieuse » de Ferrante. Un peu de mal à rentrer dedans au début mais une fois le cap passé, dur de s’arrêter de lire.

    Bises, bonne semaine 😉

    • Coucou Gagaie, je n’entends que du bien de cette quadrilogie et ai peur de passer à côté..Tu me confirmes qu’il faut que je la lise ? bises à toi et belle semaine (bien que froide) également !

      • Ah oui, sans hésitation (je suis presque à la fin du dernier tome). C’est l’histoire de l’amitié complexe entre Lenù et Lila. Famille, destin, choix etc… sont présents tout au long des livres.
        Le tout part de Naples-Italie d’après guerre pour finir à nos jours. 😉

    • Je comprends, j’ai eu le même sentiment mais au final on se laisse porter par les thèmes sous-jacents du roman et c’est très percutant. Bises à toi aussi !!

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