Les bonnes âmes de Sarah Court de Craig Davidson

Les bonnes âmes de Sarah Court
Editions Albin Michel – 316 pages

Littérature canadienne

Sarah Court est un morne lotissement au nord de Niagara Falls, Ontario. Cinq familles, cinq maisons dont les habitants semblent se fondre dans la grisaille du décor… jusqu’à ce que la plume de Craig Davidson en révèle toute l’étrangeté. Apparaissent alors un batelier chargé de repêcher les noyés au pied des célèbres chutes ; un cascadeur au corps brisé à force de chercher le danger ; un neurochirurgien alcoolique en disgrâce ; un boxeur raté et son fils obèse qui se rêve vampire ou momie ; une adepte du vol à l’étalage aux fantasmes de maternité, ou encore le fils orphelin d’une fumeuse de crack, devenu fabricant de feux d’artifice et criminel à ses heures…
Connaît-on vraiment ses voisins ? Et sa propre famille ? Dans ce livre à la frontière des genres, l’auteur d’Un goût de rouille et d’os nous invite à une troublante exploration des âmes.

MON AVIS :

Sarah Court est un paisible quartier, où chaque voisin connaît les failles et les forces des autres. Des personnages qui interagissent, se rencontrent, se détestent, se défient en un brillant balai de dupes. Une oeuvre riche et foisonnante de détails et de personnages. Mais même si l’écriture nerveuse de Craig Davidson rend cette oeuvre vivante et électrique, le nombre très important de situations et de personnages qui se succèdent et interagissent brouillent rapidement les cartes. Et c’est bien ce luxe de détails et de situations qui en fait au final une oeuvre confuse et souvent difficile à appréhender. Un roman noir foisonnant où surnagent des personnages malheureux en quête d’un bonheur impossible. Une lecture parfois difficile.

L’idée de quitter cette ville pour de bon… je ne sais pas que c’est la PEUR qui m’habite, pour la simple raison que je ne connais pas la couleur qui émane de cette émotion. Il y a une sensation de craquement, localisée dans ma poitrine, d’où surgissent des fils qui se tortillent comme des vers de terre. Abandonner ces rues, ces lieux connus depuis toujours…
Comme dit Cappy Lonnigan : Hier, c’est de l’histoire ancienne, et demain reste un mystère.

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