Le charme discret de l’intestin de Giulia Enders


Editions Actes Sud – 334 pages
Littérature allemande

Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre deuxième cerveau et son microbiote (l’ensemble des organismes l’habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies… Illustré avec beaucoup d’humour par la soeur de l’auteur, cet essai fait l’éloge d’un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience.
Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre.

MON AVIS :

A travers un titre accrocheur et surprenant, Giulia Enders dresse ici le portrait intéressant d’un organe mal aimé. Parler de l’intestin pourrait sembler difficile ou rebuter mais c’est sans compter sur le talent narratif de l’auteure, ses connaissances pointues, étayées, et sa passion du sujet. Un talent rare qui nous permet d’aller à la découverte de notre « deuxième cerveau » avec intérêt et curiosité. Toutes les explications sont accessibles et documentées, et l’ensemble, décomposé en nombreux chapitres et sous chapitres, ne manque pas d’humour. Sublimé par les illustrations de Jill Enders, la soeur de l’auteure, l’intestin dévoile au lecteur ses charmes et ses atouts, et ils sont nombreux. Une lecture utile et étonnamment plaisante, à découvrir.

Toute personne qui souffre d’états anxieux ou dépressifs devrait garder à l’esprit qu’un ventre mal en point pourrait être à l’origine d’humeurs noires. Il a d’ailleurs parfois de bonnes raisons, par exemple quand il réagit à trop de stress ou à une allergie alimentaire non détectée. Nous ne devrions donc pas toujours chercher la cause de nos maux dans notre tête ou dans ce qui se passe dans notre vie, car nous sommes plus que cela…


Juste avant le grand plongeon de notre morceau de gâteau, l’estomac se détend – et tant que la nourriture afflue, il s’étend et s’étire à l’envi. Il fait de la place à tous ceux qui veulent entrer. Un kilo de gâteau, soit à peu près le volume d’une brique de lait ? Aucun problème, notre petit hamac extensible l’accueille volontiers. Mais il a quand même aussi ses limites : des émotions comme le stress ou la peur peuvent nuire à la dilatation de ses muscles lisses, et nous sommes alors plus vite rassasiés ou déjà écoeurés après une petite portion.

10 réflexions sur “Le charme discret de l’intestin de Giulia Enders

    • Oui moi aussi et j’avoue qu’au regard du sujet, j’avais quelques craintes. L’auteure est vraiment douée pour nous faire passer des informations scientifiques sans trop simplifier mais tout en restant accessible. Je le recommande volontiers autour de moi (bon, un peu après tout le monde c’est vrai…) 😉

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s