Amitié, tout ce qui nous lie de Heike Faller et Valerio Vidali


Editions du Sous-sol – 180 pages (Album)

Littérature allemande/italienne

Heike Faller rend compte, au fil de 85 doubles-pages magnifiquement illustrées par Valerio Vidali, de ce que peuvent ressentir les amis les uns pour les autres. Le résultat est un hommage bouleversant à toutes les amitiés : les fugaces, celles d’une vie, celles qui sont devenues des histoires d’amour et celles trop difficiles à sauver… Un ouvrage à mi-chemin entre l’album et le beau-livre, qui parlera à tous, de 0 à 99 ans.

MON AVIS :

Après l’excellent Cent ans, tout ce que tu apprendras dans la vie, Heike Faller et Valerio Vidali interrogent, à leur façon – avec poésie, couleurs et douce mélancolie, les liens d’amitié.
De celles bâties dans l’enfance à celles négligées, en passant par les particulièrement précieuses et celles qui changent de nature, les amitiés livrent leurs nombreuses facettes avec douceur et audace. Les couleurs et illustrations de Valerio Vidali sont parfaites pour cet album qui se dévore, se parcourt, se savoure, se redécouvre. Un joli livre à (s’)offrir et qui nous rappelle combien – souvent – nous avons été important pour quelqu’un. Un livre qui fait du bien, à découvrir.

un grand merci à Babelio et aux éditions du Sous-sol pour ce joli moment.

Un dimanche matin de Johanne Rigoulot

Un dimanche matin
Editions Pocket – 232 pages

Littérature française

C’est un fait divers comme la France en compte des centaines chaque année. Quand, au hasard d’une conversation, j’évoque « mon cousin condamné pour le meurtre de sa femme », je m’étonne de la surprise des gens.
Les crimes et délits saturent les journaux et nourrissent nos imaginaires. Ils doivent bien trouver leur réalité quelque part. Elle est la mienne et celle de ma famille depuis ce soir de juillet 2004.
Pierre a tué un dimanche matin avant de cacher le cadavre de sa victime. Par les multiples atteintes portées au corps de sa femme, mère de ses deux enfants, il a contraint le monde à parler d’elle au passé. Trois jours plus tard, le temps d’une mise en scène grossière révélée par l’enquête, l’affaire envahissait nos vies.
La famille est un organisme vivant. Qu’un seul élément l’intoxique et le corps entier entre en lutte.

MON AVIS :

En évoquant l’histoire de sa famille, devenue la famille d’un auteur de féminicide, Johanne Rigoulot dévoile l’étrange paradoxe qui habite ses membres. Du souvenir de l’homme d’avant à celui réduit à l’acte de tuer, de la douleur de deux familles déchirées à la volonté de comprendre comment le basculement est possible, l’auteure tisse une oeuvre riche et complexe. En choisissant une écriture la plus objective possible, elle questionne le rapport de sa famille mais également son propre ressenti face à l’acte intolérable. Sa déflagration familiale. La place de la victime, les procès successifs, mais aussi l’univers carcéral, la rupture avec les possibles décisions du quotidien, l’amputation d’un membre au sein de sa famille et au sein de la société, la terreur et la radicalité du geste, autant de thèmes que Johanne Rigoulot, bien que nécessairement partiale, met en exergue, drapée dans une dignité objective.
Une oeuvre de l’intime, un parcours personnel pour un témoignage authentique, souvent difficile tant il nous renvoie à la violence inexplicable, aux conséquences du basculement et à son linceul social. A découvrir.

L’histoire dramatique que je m’apprête à raconter compte une morte, deux orphelines et deux familles dévastées. La souffrance se diffuse par capillarité. Elle a frappé tous les proches de Pierre et de Katia. Elle nous a touchés, les miens et moi, bousculant notre conception du bien et du mal, notre approche de l’intime.


L’harmonie n’existe pas dans un fait divers. On y trouve le manque d’amour, la violence et le chagrin ; on y est assourdi par la dissonance. Mais, à travers ce marasme, il raconte quelque chose de nous et de nos désirs.


Pierre n’est jamais là où on l’attend, et la cour s’épuise sur le chemin cahoteux de sa pensée. Entre le monde et lui, le torrent de ses émotions semble infranchissable.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Pocket pour leur confiance.

Lama mania de Françoise de Guilbert


Editions de la Martinière Jeunesse – 48 pages

Vêtements, décorations, jouets, peluches mais aussi animal thérapeutique et véritable tendance sociétale, le lama est PARTOUT.
Mais connaît-on vraiment cet animal sympathique ?

MON AVIS :

C’est un album vraiment sympathique sur cet animal méconnu que nous propose Françoise de Guilbert. A travers des illustrations colorées (Anne-Hélène Dubray), chaque page renferme un trésor d’inattendu sur cet animal atypique et qui mérite d’être davantage connu. Un guide d’apprentissage grâce auquel vous saurez que le lama ne consomme pas davantage qu’un mouton, vit en groupe, sait se défendre contre le puma, son principal prédateur, est écologique, ou encore qu’il n’aime pas être monté par l’homme mais est capable de porter des charges de 30 kg en zone escarpée.
Une découverte à chaque page qui opère avec beaucoup de charme sur les lecteurs de tout âge. Le lama, un animal définitivement sympa. A découvrir !

Lama mania-1

Un grand merci à Babelio et aux éditions de la Martinière Jeunesse pour cette découverte.

Lettre d’amour sans le dire d’Amanda Sthers


Editions Grasset – 132 pages

Littérature française

Alice a 48 ans, c’est une femme empêchée, prisonnière d’elle-même, de ses peurs, de ses souvenir douloureux (origines modestes, native de Cambrai, séduite et abandonnée, fille-mère, chassée de chez elle, cabossée par des hommes qui l’ont toujours forcée ou ne l’ont jamais aimée). Ancienne professeur de français, elle vit dans ses rêves et dans les livres auprès de sa fille, richement mariée et qui l’a installée près d’elle, à Paris.
Tout change un beau jour lorsque, ayant fait halte dans un salon de thé, Alice est révélée à elle-même par un masseur japonais d’une délicatesse absolue qui la réconcilie avec son corps et lui fait entrevoir, soudain, la possibilité du bonheur.

MON AVIS :

Oeuvre tendre, portée par une écriture douce et délicate, la lettre d’amour d’Amanda Sthers nous offre une élégante rencontre avec la belle Alice. Rendue à elle-même par les talents silencieux d’un masseur japonais, elle revient sur sa vie, ses espoirs déçus, ses attentes flétries. De regrets, en erreurs, elle trouvera le courage d’affronter ses imperfections pour en faire des forces nouvelles et s’éveiller à l’amour. Tout est tendre et délicat dans ce joli récit, les attentes d’Alice, sa jeunesse oubliée, son désir retrouvé. Une ode à la féminité et à la douceur de vivre, entre rêves et vie des possibles, Amanda Sthers nous prouve qu’en étant à l’écoute de soi, tout est possible.

A la fin de nos massages, l’odeur de votre peau sur la mienne était un pansement, et complétait mon parfum pour en créer un autre : nous. Je vous connais comme si nous avions parlé longtemps. J’ose le penser. Je sais aussi que vous n’avez pas été heureux ; seul un être brisé peut en réparer un autre.


Je vous supplie d’accorder de l’attention à ces quelques pages. Elles peuvent vous sembler légères par endroits, graves ou impudiques à d’autres, mais vous comprendrez peu à peu que ma vie en dépend.

Merci aux éditions Grasset et à Amanda Sthers pour la découverte de ce joli roman.

Comment tout a commencé de Philippe Joanny

Comment tout a commencé
Editions Grasset – 256 pages
Littérature française

Paris, rue d’Austerlitz, 1979. A l’Hôtel de Bourgogne, la vie s’écoule, rythmée par les allées et venues des clients, des voisins, des employées : M. Boulanger, occupant à vie de l’hôtel, Maria, femme de chambre épouse d’un braqueur, les filles qui tapinent au coin de la rue, Jacky, barman au célèbre cabaret de travestis Chez Michou…Complexée par son poids, colérique, Annick tient comme elle peut son hôtel et son mari, Gérard, une brute alcoolique et raciste qui baise tout ce qui bouge. Sans oublier ses enfants, Rémi et puis l’aîné, qu’elle surnomme Jean de la Lune. Celui-là n’est pas le fils espéré, toujours ailleurs, pas dans les clous, ce garçon qui rêve de devenir majorette…Un mercredi de septembre, à l’heure du déjeuner, la police embarque la patronne pour proxénétisme. Il voit sa mère monter dans le panier à salade. C’est le déclic. La fin de l’enfance. Son père, devenu groupie de Jean-Marie Le Pen, le fils le hait si fort qu’il souhaite et planifie sa mort.Comment faire lorsqu’on découvre que l’on n’est pas dans la norme virile imposée et qu’au même moment l’homosexualité devient synonyme du « cancer gay », le sida ? Comment affronter l’homophobie de l’époque ? Comment se construire quand on ne se demande pas ce que sera sa vie, mais à quoi ressemblera sa mort ?

MON AVIS :

De questionnements en hypothèses, Philippe Joanny apparait comme un écrivain de l’intime qui dépeint avec réalisme certaines moeurs du Paris des années 70-80. Mais si l’ambiance est joliment retranscrite et l’atmosphère de crainte suspendue aux interrogations du jeune Philippe intéressante, les personnages du roman apparaissent souvent grossis et sans nuances. Une succession de « clichés » littéraires : du jeune garçon sensible incompris, au père alcoolique et raciste en passant par un frère qui affirme toujours sa virilité, tout semble attendu. Un sujet pourtant fort – la peur de la mort, l’éveil à la sexualité, l’incompréhension face à ses propres choix, qui ne parvient jamais à se départir d’une certaine caricature et qui manque souvent de crédibilité. Dommage.

A chaque fois la douleur agit comme un signal. Une petite voix lui souffle que ce n’est pas normal pour un garçon de faire ça. Il se sent coupable, il rougit de honte.

Il n’est pas le fils espéré.

Merci aux éditions Grasset pour l’envoi de ce roman.

La rafle des notables d’Anne Sinclair

La rafle des notables
Editions Grasset – 128 pages

Littérature française – Essai

La Rafle des notables revient sur un épisode de l’Occupation, peu connu du grand public, où le grand-père paternel d’Anne Sinclair s’est trouvé entraîné.En décembre 1941, les Allemands arrêtent 743 Juifs français, chefs d’entreprise, avocats, écrivains, magistrats : une population privilégiée (d’où le surnom de « notables »). Ils y adjoignent 300 juifs étrangers déjà prisonniers à Drancy. Ils les enferment tous au camp de Compiègne, sous administration allemande, et qui était un vrai camp de concentration nazi en France, avec famine, manque d’hygiène, maladies, conditions de vie épouvantables par un des hivers les plus froids de la guerre. Une cinquantaine décède dans le camp. Le but est l’extermination, et de fait, c’est de ce camp que partira, en mars 1942, le premier convoi de déportés de France vers Auschwitz (avant juillet 1942 et la Rafle du Vel d’hiv).Le grand-père paternel d’Anne Sinclair, Léonce, petit chef d’entreprise, a été arrêté, interné à Compiègne.

MON AVIS : 

En racontant l’histoire de son grand-père, Léonce, Anne Sinclair souhaite apporter une lumière nouvelle sur un évènement peu connu de l’histoire de France. C’est donc un travail de journaliste, d’enquêtrice et d’historienne qu’elle dévoile ici à travers un écrit parfaitement documenté. Elle retrace, explique et fait revivre le quotidien terrible de ces nombreux notables arrachés à la sérénité de leur foyer pour vivre l’effroyable déportation. Peu de personnes sont revenues de ces camps et toutes y ont vécu l’enfer. Un enfer qu’Anne Sinclair retrace ici à travers une écriture journalistique et claire qui, bien que touchant un sujet personnel, dévoile toujours avec beaucoup d’objectivité les vies de nombreux déportés. Comme toujours avec ce genre de récits, on ne peut qu’être horrifiés par le vécu de Léonce et de ses camarades d’infortune et profondément touchés par l’humanité et la solidarité de certains déportés.

La rafle des notables, donc, commença dans la nuit du 12 décembre 1941. Sans doute de la même façon que des milliers d’autres en France occupée, des millions d’autres en Europe nazifiée, par un coup de sonnette qui fracassa le silence de la nuit au n°46 de la cossue rue de Tocqueville, à Paris, dans le XVIIe arrondissement.

Un grand merci aux éditions Grasset pour la découverte de cet essai.

Les légendes noires : anthologie des personnages détestés de l’Histoire de Sophie Lamoureux & Virginie Berthemet

Les légendes noires
Editions Casterman Jeunesse – 96 pages
Littérature française

Nous sommes tous plus ou moins familiers des grands héros de l’Histoire, mais que dire des autres : les fous, les traitres, les tyrans, les criminels, les dictateurs, massacreurs, salauds et horribles…? Les Légendes Noires nous invitent à rencontrer ces personnages abominables, méprisés, détestés ou violemment controversés, qui ont souvent horrifié leurs contemporains mais n’en ont pas moins joué, en leur temps, un rôle marquant sur le plan historique.

MON AVIS : 

A travers les personnages détestés de l’Histoire, les traitres, les tyrans, les dictateurs, c’est toute l’histoire de nos sociétés qui se dessine. Sophie Lamoureux dresse un portrait critique et documenté de ces anti-héros de l’Histoire, expliquant leur accession au pouvoir, leur gouvernance puis leur chute. Une sélection subjective de leurs vies respectives mais qui permet de mieux comprendre comment ces êtres ont pu, à travers l’histoire, devenir des personnages ainsi détestés et quels ont été leurs apports à l’Histoire. Un album à feuilleter et à lire par petites tranches, rehaussé par les jolies illustrations de Virginie Berthemet, intéressant.

Un grand merci aux éditions Casterman Jeunesse pour cette découverte.

L’officier de fortune de Xavier Houssin


Editions Grasset – 144 pages

Littérature française

C’est un homme dont la vie embrasse le siècle. Engagé à 17 ans dans les années 20, il est envoyé en Allemagne, officier à 25 ans au Maroc et au Tonkin, chef de bataillon à Nouméa en 1939. Après l’appel du 18 juin, il est un des premiers à rejoindre la France libre. Sa carrière reprend à la tête de régiments en Indochine et en Algérie, jusqu’à un modeste crime de lèse-majesté qui lui coûte cher. Mais en ce début des années 1970, il n’est qu’un vieux militaire retraité, veuf d’un mariage calamiteux, père d’enfants qui le rejettent. Le monde pour lequel il s’est battu n’existe plus, pour lui tout est fini. Tout, sauf Jeanne peut-être. Elle fut le grand et secret amour de sa vie. Et ensemble ils ont eu un fils qui aujourd’hui doit avoir dix-huit ans…

MON AVIS : 

C’est avec beaucoup de pudeur que Xavier Houssin s’intéresse ici à la figure du père. De son absence à ses traitrises, de l’homme engagé au combat, ambitieux et volontaire à l’homme lâche et aux illusions perdues, c’est toute une personnalité riche et complexe qui se dessine. Une figure nuancée, décrite avec beaucoup de sensibilité, qui s’autorise sur le tard à se laisser aller à la douceur de l’amour partagé. L’oeuvre est courte, bien écrite et nuancée. A découvrir.

Comme je lui demandais au téléphone si cela lui convenait, elle m’avait juste dit : Au Café de la Paix ? Alors, nous signons l’armistice ? Touché.

Un grand merci aux éditions Grasset pour la découverte de ce roman.

Anonymat garanti de Greer Hendricks et Sarah Pekkanen


Editions Presse de la cité – 468 pages
Littérature américaine

« Recherchons femmes de 18 à 32 ans pour participer à une étude sur l’éthique et la morale conduite par un éminent psychiatre new-yorkais. Rémunération généreuse. Anonymat garanti. »

Quand Jessica Farris, jeune maquilleuse fauchée, se fait recruter comme sujet d’une étude scientifique, elle pense n’avoir qu’à répondre à un questionnaire pour toucher son argent et partir.
Question n°1 : Seriez-vous capable de mentir sans vous sentir coupable ? Mais lorsque les questions du mystérieux Dr Shields deviennent plus surprenantes et plus invasives et que celui-ci l’entraîne dans une phase d’expérimentation « en conditions réelles », Jessica commence à se sentir mal à l’aise.
Question n°2 : Avez-vous déjà fait beaucoup de mal à un être cher ? Partagée entre la confiance et la paranoïa, la jeune femme peine bientôt à discerner le vrai du faux, et se voit prise au piège dans la toile de l’inquiétant psychiatre. Pourtant, à ce jeu de qui manipule qui, Jessica s’avérera finalement une joueuse pleine de ressources, capable de garder un atout précieux dans sa manche…

MON AVIS :

A travers une écriture précise, presque chirurgicale, Greer Hendricks et Sarah Pekkanen composent des personnages sombres, ambigus et manipulateurs. Dans un jeu de dupes savamment orchestré, les auteurs dressent un brillant portrait de la manipulation et de l’emprise. A travers de nombreux rebondissements, le lecteur découvre un thriller efficace qui n’est pas sans rappeler Gone girl ou La fille d’avant. Un moment de lecture agréable pour une narration plutôt bien construite malgré une certaine froideur dans l’écriture. Les personnages apparaissent souvent entiers mais toujours pleins de ressources et les retournements de situations s’enchaînent. Un roman intéressant, à découvrir.

Toute existence est marquée par des moments de bascule, tantôt caprices du hasard, tantôt évènements apparemment écrits d’avance, qui orientent et finalement scellent notre destinée.Vous êtes le dernier en date, Jessica.Vous ne pouvez pas disparaitre maintenant. Vous m’êtes plus indispensable que jamais.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Presse de la cité pour cette découverte.

Le cercueil à roulettes d’Alexandre Chardin


Editions Casterman – 384 pages
Littérature française

Gabriel est parti un matin, sans parents pour le retenir. Il marche seul et à son passage, on s’interroge. Que cherche cet adolescent vagabond ? Que cache-t-il dans son étrange caisse à roulettes, plus grande que lui ? De fermes en villages, de villages en forêts, du bitume des routes au courant du fleuve… un pas après l’autre, Gabriel poursuit une quête insensée : trouver le bon endroit pour remettre en terre le cercueil de sa mère. Et sans qu’il le veuille, ce sont les rencontres qui vont le guider.

MON AVIS :

Roman initiatique qui commence par une disparition, Le cercueil à roulettes est tout à la fois un parcours fait de rencontres et une aventure unique pour le jeune Gabriel. Orphelin sans attaches, il va comprendre que la vie est faite de nombreuses mains tendues et que l’attachement n’est pas juste une idée sans corps. Une idée de départ originale mais qui s’étire inutilement sur un chemin souvent bien long. Un déroulé bien lisse pour un roman sympathique mais qui ne me marquera pas longtemps.

Je roule et le vent emporte les images, les mots. Fuir, bouger, ne plus s’arrêter. L’air est doux. Ma mère attendait mars avec impatience « le plus beau mois ». Il est là mais l’odeur de la boue mélangée à l’herbe jaunie, à celle du bois pourri, domine tout dans des relents écoeurants.


-Merci. Il secoue la tête en riant.
-Non. Tu ne sais pas combien tu m’as été précieux, Gabriel. Il y a autour de toi un air différent, une lumière. J’en ai profité, tout le temps où je suis resté avec toi.

Ce livre a été lu dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Casterman Jeunesse.