Bilan – Janvier / Février / Mars 2019


Janvier 2019

6 LIVRES

Un artiste du monde flottant de Kazuo Ishiguro (340 pages) – 4,5/10
Autoportrait au radiateur de Christian Bobin (170 pages) – 8/10
L’espace du rêve de David Lynch et Kristine McKenna (600 pages) – 7,5/10
La vengeance du loup de Patrick Poivre d’Arvor (316 pages) – 6/10
Le secret du mari de Liane Moriarty (498 pages) – 7/10
Sein et sauf d’Ariane Goupil (242 pages) – 6/10

Total : 2166 pages

Février 2019

3 LIVRES

Quatre soeurs T. 3 – Bettina de Malika Ferdjoukh (202 pages) – 8/10
Ne la quitte pas des yeux de Linwood Barclay (508 pages) – 6/10
– David Copperfield, abrégé de Charles Dickens (256 pages) – 7/10

Total : 966 pages

Mars 2019

3 FILMS

Green Book : sur les routes du sud de Peter Farrelly (2019) – 7/10
– Première année de Thomas Lilti (2018) – 7/10
Cold War de Pawel Pawlikowski (2018) – 7/10

 8 LIVRES

Une vie entre deux océans de M.L. Stedman (522 pages) – 6,5/10
La délicatesse de David Foenkinos (210 pages) – 7/10
Dites-lui que je l’aime de Clémentine Autain (158 pages) – 8/10
Spirales de Tatiana de Rosnay (186 pages) – 5,5/10
– Le plâtrier siffleur de Christian Bobin (16 pages) – 7/10
Ernest et Célestine : au fil des saisons de Gabrielle Vincent (64 pages) – 8/10
Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer (484 pages) – 5/10
Le mystère du manoir Steiner de Rose Marie-Noële Gressier (62 pages) – 6/10

Total : 1702 pages

1 SERIE

– La vérité sur l’affaire Harry Québert, saison 1 – 4/10

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Ne la quitte pas des yeux de Linwood Barclay


Editions J’ai lu – 508 pages
Littérature américaine

Journaliste dans une rédaction locale, David Harwood travaille trop. Passer une journée en famille dans un parc d’attractions était une bonne idée… Pourtant, à peine arrivés, Jan, son épouse, se volatilise. Escapade préméditée ? Kidnapping ? David doit accepter qu’il ne sait rien de cette femme dont il partageait la vie. Suspect numéro un aux yeux de la police, il part à la recherche de la vérité.

MON AVIS :

Thriller psychologique à l’intrigue bien pensée, Ne la quitte pas des yeux est une oeuvre riche à la narration dense. Une trame de roman efficace portée par une écriture fluide font de ce roman une oeuvre dynamique aux ressorts efficaces. Une lecture sympathique malgré un thème maintes fois traité en littérature et qui parvient par un engrenage savamment mené à construire une histoire plaisante et plutôt efficace.

Je tentai de maîtriser ma panique. Il y avait un problème. Un gros problème.
On tente d’enlever notre fils, un barbu s’enfuit et votre femme ne se présente pas là où vous vous êtes donné rendez-vous.
– Ne t’inquiète pas Ethan, dis-je d’un ton qui se voulait rassurant. Je suis certain qu’elle va revenir bientôt. Et ensuite, on pourra s’amuser.
Mon fils ne me répondit pas. Il s’était rendormi.

Quatre soeurs T. 3 – Bettina de Malika Ferdjoukh


Editions L’Ecole des loisirs – 202 pages
Littérature française

Le printemps, saison du renouveau, des amours et des primeurs, éclate dans toute sa splendeur à tous les étages de la Vill’Hervé. Renouveau ? Oui. Harry et Désirée, les petits cousins, viennent passer des vacances au grand air. Charlie, à sec, s’est résignée à louer la chambre des parents. Le locataire s’appelle Tancrède, il est jeune, célibataire, drôle, fabricant d’odeurs bizarres. Et beau.
Primeurs ? Trop. On retrouve des poireaux nouveaux partout, dans la soupe, coincés dans un cadre de tableau et même dans le pot d’échappement de la voiture de Tancrède. Toujours lui.
Amours ? Hélas. Tancrède sème le trouble et récolte la tempête dans le cœur de Charlie. Bettina se languit du très très moche et si splendide Merlin. Hortense découvre que les règles peuvent être autre chose que « l’ovule non fécondé et les structures endométriales se font la malle, Chantal ». Enid fait des confidences. Geneviève se tait. Et Mycroft, le rat, qui tombe amoureux à son tour…

MON AVIS :

C’est toujours un plaisir de retrouver les soeurs de la Vill’Hervé pour de nouvelles aventures imagées. Une lecture sucrée et délicate, délicieuse comme des pancakes au petit déjeuner ou un couscous savoureux le dimanche soir. Un nouvel opus qui relate avec une belle aisance d’écriture et beaucoup d’humour les aspects les plus intimes de la vie de famille et du sentiment amoureux. C’est en effet une oeuvre délicate, drôle et riche que nous propose Malika Ferdjoukh, à l’image de ces 5 soeurs à la personnalité fantasque et aux liens uniques. Une réflexion sur le sentiment amoureux qui se crée et se délie ainsi que sur les conséquences de la rupture et ce qui nous reste de l’amour. Une oeuvre fine, intelligente et drôle comme toujours avec cette série.

Parfois Bettina pensait que si elle n’avait pas de soeurs, elle ne s’en serait pas portée plus mal. Elle eût préféré l’équivalent… en frères. Ou mieux : une jumelle. Deux elle-même.


-Qu’est-ce que c’est que CA ?!
Harry plongea un regard négligent vers le sol où, au bout d’une ficelle, évoluait un être vivant et vert.
Désirée répondit pour lui :
-C’est un crabe.
-Je vois bien. La question est : est-il à sa place à l’intérieur de cette maison ?
-Je l’ai apprivoisé, argua Harry.
-La maitresse leur a lu Le petit prince, expliqua Désirée comme une réponse à toutes les questions.
-Je l’ai trouvé sur la plage. Il était tout seul.

-Tome 1 – Enid (mon avis)
-Tome 2 – Hortense (mon avis)

Cold war de Pawel Pawlikowski


Film polonais – 1h28
Diaphana Edition Video (site / Facebook) – en DVD, Blu-ray et VOD depuis le 5 mars 2019
Avec Joanna Kulig, Tomasz Kot et Borys Szyc

Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.

MON AVIS :

C’est dans un somptueux écrin en noir et blanc que Pawel Pawlikowski présente son histoire d’amour impossible. Un récit d’une élégance rare où la pudeur des sentiments côtoie la beauté des plans minimalistes. Des plans intensément mélancoliques où se mêlent tragique, désir et sensualité.
Une oeuvre intense malgré une histoire qui pourrait sembler convenue et quelques standards narratifs. La construction par ellipse, déroutante, n’en est pas moins intéressante et enrichit grandement le récit. Si certains plans peuvent paraitre austères et froids, d’autres se révèlent délicats et lumineux, notamment quand apparait à l’écran la magnétique Joanna Kulig.
Une oeuvre puissante bien que parfois austère qui ne parvient jamais totalement à masquer un étrange sentiment d’abandon et de finitude, jusqu’au dernier plan d’une pureté éblouissante.
Prix de la mise en scène au festival de Cannes 2018, Cold war surprend par sa réalisation élégante et esthétique autant que par la puissance de son évocation.

Un grand merci à Diaphana Edition Vidéo et à Cinétrafic pour l’envoi de ce film.

Vous pouvez retrouver sur le site de Cinétrafic des liens concernant ce film et plus particulièrement pour savoir : son prix à Cannes en fait-il un film à voir ? Une oeuvre art et essai comme celle-ci est-elle digne de ce qui caractérise le grand cinéma ?

Bande annonce

Dites-lui que je l’aime de Clémentine Autain


Editions Grasset – 158 pages
Parution le 6 mars 2019
Littérature française

« L’autre jour, ma fille m’a demandé si on pourrait te voir quand tu ne seras plus morte. Elle est encore petite, tu sais, alors elle a insisté – et pourquoi ton cœur s’est arrêté, et pourquoi tu es morte dans ta salle de bain… Mourir à 33 ans, elle ne comprend pas, et elle a peut-être senti dans ma réponse mon aversion à parler de toi, à penser à toi. J’avais tout emmuré mais te revoilà sans cesse… »

Il aura fallu trente ans pour que Clémentine Autain écrive sur sa mère, la comédienne Dominique Laffin, morte en 1985. Clémentine en avait 12 et déjà un long et douloureux chemin avec cette mère en souffrance, égarée, incapable de prendre soin de sa fille. Clémentine Autain s’est construite en fermant la porte aux souvenirs, en opposition avec cette mère dont, petite fille, elle avait parfois dû s’occuper comme d’un enfant. Aujourd’hui, elle n’occulte rien, dit avec justesse le parcours tragique d’une femme radieuse et brûlée, passionnée de vie, actrice magistrale, féministe engagée mais dévorée par ses angoisses et prise au piège d’une liberté dangereuse.

MON AVIS :

En ouvrant ce roman autobiographique, c’est d’abord une impression d’impudeur qui nous saisit. Clémentine Autain semble régler ses comptes, laisser sortir la rancoeur, exprimer sa douleur face à sa mère défaillante, fragile et bien incapable de s’occuper d’elle. La face sombre d’une comédienne talentueuse, promise à un bel avenir puis brisée par le destin…
Clémentine Autain est la fille de Dominique Laffin. Une filiation dont elle a toujours tenté de se départir comme pour se reconstruire loin de cette mère chancelante. Entre alcool et dépression, les mots sont incisifs, souvent durs, toujours intimes. Et puis, se dessine progressivement, derrière l’enfant blessée au courage manifeste, la femme combative qui se plait finalement à imaginer les ressemblances plutôt que les dissemblances. Dites-lui que je l’aime, titre d’un film de Claude Miller tourné par Dominique Laffin avec Gérard Depardieu en 1977, c’est aussi l’appel d’un sentiment, celui imaginé par une petite fille, celui qu’elle n’a jamais reçu directement et qu’elle invoque comme un ultime appel ou qu’elle imagine dans la bouche de celle qu’elle n’a cessé de chercher avant de l’enfouir sous l’argile de l’oubli. Dites-lui que je l’aime est un roman fort, souvent dérangeant mais toujours poignant. A découvrir pour la rage qu’il contient autant que pour son pouvoir d’apaisement.

Ce qui abime c’est la répétition. Ce qui nous a séparées c’est la récurrence de ton incapacité à prendre soin de moi. Je n’ai plus trouvé la force de comprendre, j’ai condamné. Je n’ai plus cherché à relier les bribes d’interprétations possible pour te disculper, j’ai considéré que ce n’était pas mon problème. Je n’ai plus entretenu les moments de bienveillance et de joie, je les ai enterrés. Qu’importe la compassion et la compréhension, la justice ou la vérité, pourvu que je marche droit. Tout a fonctionné comme si j’avais eu un besoin impérieux de t’anéantir pour pouvoir m’en sortir et tracer mon chemin loin de la déprime et de l’alcool.

Un grand merci aux éditions Grasset pour la découverte de ce livre.

Le secret du mari de Liane Moriarty


Editions Le livre de poche – 498 pages
Littérature australienne

Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête… John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d’apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

MON AVIS :

Destins croisés ou livre chorale, Le secret du mari présente de multiples regards de femmes confrontées au secret. Chacune y est liée d’une façon ou d’une autre, s’y confronte, y répond, s’en offusque. Un récit intimiste au ton faussement léger, porté par une écriture fluide et simple qui rend le récit plutôt addictif. Les personnages portent tous en eux une part de mystère et s’avèrent travaillés avec soin, tout comme l’ambiance de cette communauté qui oscille entre préservation des apparences et secrets bien gardés. Une lecture intéressante à découvrir pour sa part de mystère et d’humanité.

Tout ça c’était à cause du Mur de Berlin.
S’il n’avait pas été question du Mur de Berlin, Cecilia n’aurait jamais trouvé la lettre et ne serait pas là, assise à la table de sa cuisine, à tenter d’ignorer la petite voix qui lui disait de l’ouvrir.

Challenge nettoyage de printemps – du 20 mars au 20 juin 2019


Comme les années précédentes et pour fêter l’arrivée du printemps, Titepomme et Kymati nous proposent un nettoyage de nos Piles A Lire (PAL).

Le but du challenge : lire un maximum de livres qui contiennent entre 73 et 349 pages

Date de fin du challenge : 20 juin 2019

Ça vous tente ?

1-Carrie de Stephen King (282 pages)
2-La civilisation du poisson rouge de Bruno Patino (168 pages)
3-La mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé (204 pages)
4-La petite fille sur la banquise d’Adélaïde Bon (246 pages)
5-Ethique du samouraï moderne de Patrice Franceschi (192 pages)
6-Quatre soeurs : Geneviève (tome 4) de Malika Ferdjoukh (218 pages)
7-Harold et Maude de Colin Higgins (154 pages)
8-Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa (222 pages)
9-Métamorphose en bord de ciel de Mathias Malzieu (126 pages)
10-Orléans de Yann Moix (262 pages)
11-Le chemin de la mer de Patrice Franceschi (120 pages)

Total : 2194 pages

La délicatesse de David Foenkinos


Editions Folio – 210 pages
Littérature française

Tout va pour le mieux pour la belle et discrète Nathalie jusqu’au jour où elle perd l’homme qu’elle aime dans un accident. Elle sort de son deuil d’une façon inattendue, par un baiser anodin avec un collègue de travail qui n’avait a priori rien pour lui plaire.

MON AVIS :

C’est une oeuvre de renaissance par la douceur et la tendresse que nous propose David Foenkinos dans ce joli roman. Un récit où les personnages, souvent cabossés par la vie, s’abandonnent à la (re)découverte des sentiments et retrouvent le chemin vers une vie choisie. Une oeuvre délicate qui témoigne avec beaucoup de pudeur de la naissance de l’attachement et qui met en lumière les êtres invisibles, ceux dont l’existence, toute en délicatesse passe souvent inaperçue. Une oeuvre douce aux personnages joliment travaillés et au phrasé souvent juste qui offre au lecteur un bon moment de lecture.

Chaque note était l’écho d’un souvenir, d’une anecdote, d’un rire. Elle prit conscience que ce serait terrible. En sept ans de vie commune, il avait eu le temps de s’éparpiller partout, de laisser une trace sur toutes les respirations. Elle comprit qu’elle ne pourrait rien vivre qui puisse lui faire oublier sa mort.


Il comprit subitement qu’il n’en pouvait plus de manquer d’amour, qu’il étouffait de vivre dans un monde desséché. Personne ne le prenait jamais dans ses bras, personne ne manifestait jamais le moindre signe d’affection à son égard. Pourquoi était-ce ainsi ? Il avait oublié l’existence de la douceur. Il était exclu de la délicatesse.

D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan


Editions JC Lattès – 480 pages
Littérature française

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L.. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser. »

Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.

MON AVIS :

C’est en confrontant le réel et l’imaginaire que nait l’histoire de L., sa rencontre avec l’auteur, son immersion dans son monde et son immixtion progressive dans sa vie. Dans ce roman, l’auteur oscille sans cesse entre le réel et le fantasmé, le vrai et l’irréel, la fiction et son inspiration. Un véritable tour de force pour une oeuvre magnifiquement construite, perdant le lecteur dans des suppositions et une intense réflexion sur le possible ascendant de l’imagé sur le concret.
Un roman riche, à l’écriture soigneusement travaillée qui démontre, s’il en était besoin, tout le talent narratif de Delphine de Vigan. Une oeuvre qui fait suite à celle qu’elle a précédemment écrit (Rien ne s’oppose à la nuit) et qui offre, comme une respiration mouvementée, une suite vivante, vibrante et d’une grande intensité. A découvrir !

C’est cette phrase qui m’a sidérée, cette phrase dans la bouche d’un ado de quinze ans, campé dans des Nike qui avaient l’air d’avoir été fabriquées pour marcher sur une autre planète, cette phrase si banale dans son propos, mais formulée de manière singulière : le réel avait des couilles. Le réel était doté d’une volonté, d’une dynamique propre. Le réel était le fruit d’une force supérieure, autrement plus créatif, audacieuse, imaginative que tout ce que nous pouvions inventer. Le réel était une vaste machination pilotée par un démiurge dont la puissance était inégalable.

Green Book : sur les routes du sud de Peter Farrelly


Film américain – 2h10
Avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali et Linda Cardellini

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

MON AVIS :

En faisant le pari d’un duo improbable tout en traitant de la question raciale aux Etats-Unis dans les années 60, Peter Farrelly parvient, tout en évoquant un thème pourtant récurent au cinéma, à saisir la brillante humanité de ses personnages. Même si le film ne peut se départir de certaines scènes attendues, ce sont vraiment l’alchimie et la délicatesse des personnages qui en font un film attendrissant, parfois drôle et souvent juste. Mahershala Ali est d’une finesse remarquable, dans un jeu de regard où se mêlent fierté et dignité. Tour à tour relayés au rang de minorité, les personnages du film explorent les multiples conditions de l’homme, leurs intransigeances, leurs ambivalences et leur subtile devoir de résilience. A découvrir.

– Bande annonce (Attention, la bande annonce dévoile beaucoup d’éléments)