L’année de grâce de de Kim Liggett


Editions Casterman – 448 pages

Littérature américaine

« Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit.
Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en
devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté.
Pourtant, je ne me sens pas magique.
Ni puissante. »

Un an d’exil en forêt.
Un an d’épreuves.
On ne revient pas indemne de l’année de grâce.
Si on en revient.

MON AVIS :

Subtil mélange de La servante écarlate, Sa majesté des mouches et Hunger games, L’année de grâce aurait pu souffrir de la comparaison avec ses aînés. Pourtant, et justement parce que Kim Liggett parvient à s’affranchir de ces comparaisons, l’histoire prend son propre envol. Même si le cadre apparaît rapidement commun, l’écriture fluide et rythmée de l’auteure font de ce roman jeunesse une jolie découverte. La narratrice, Tierney, jeune femme en quête d’indépendance est un personnage fort et intrigant. Si elle rêve d’un nouveau départ, elle a conscience de ses propres limites et de l’importance de la sororité. Une lecture sympathique, parfaitement dans l’air du temps, faite de désirs et d’esprit combatif.

Je croyais que seule ma magie me permettrait de déceler ces choses – ces signes invisibles aux autres, qu’elles refusent de s’avouer à elles-mêmes.
Pourtant, il suffit d’ouvrir les yeux.
Et les miens sont grands ouverts.

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