Le grand méchant renard de Benjamin Renner

Le grand méchant renard
Editions Shampooing – 1 tome

Face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle, un renard chétif tente de trouver sa place en tant que grand prédateur. Devant l’absence d’efficacité de ses méthodes, il développe une nouvelle stratégie. Sa solution : voler des oeufs, élever les poussins, les effrayer et les croquer. Mais le plan tourne au vinaigre lorsque le renard se découvre un instinct maternel…

MON AVIS :

A travers des dessins vifs aux contours parfois flous, Benjamin Renner s’amuse à créer un mouvement désordonné qui colle bien au personnage du renard chétif qui s’agite pour trouver une solution un peu désavantageuse. Une BD humoristique qui met en place tous les ressorts du genre, proposant des personnages colorés – une poule hystérique, un chien paresseux, un lapin qui s’allie à un cochon pour faire la chasse au renard voleur de poule, sans oublier un loup pragmatique.
Une oeuvre sans humains, qui n’est pas sans rappeler La ferme des animaux de George Orwell. Néanmoins, passée la rencontre avec le sympathique renard, et sa quête éperdue de reconnaissance de la qualité de prédateur, l’oeuvre s’épuise assez vite et les ressorts humoristiques s’affaissent, créant parfois des situations attendues et répétitives. Une rencontre sympathique avec des animaux qui le sont tout autant sans toutefois parvenir à me toucher totalement.

Le grand méchant renard1

 

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Les filles de Brick Lane T. 2, Sky de Siobhan Curham

Les filles de Brick Lane2
Editions Flammarion Jeunesse – 360 pages

Littérature britannique

Premier jour de cours pour Sky. Entre les devoirs et la pression des examens, trouvera-t-elle du temps pour ses amies et pour exprimer ses envies de liberté ?

MON AVIS :

C’est avec un véritable plaisir que nous retrouvons les 4 filles de Brick Lane ! Sky, Ambre, Maali et Rose, toujours amies, font désormais face à de nouvelles difficultés, mettant parfois à l’épreuve leur amitié : la maladie, la découverte d’un lycée, un nouveau travail étudiant ou bien encore la découverte du sentiment amoureux et le rapport à la famille. Un nouveau volet de leurs aventures qui traite avec habileté de nombreux thèmes actuels intéressant les adolescents.
La plume de Siobhan Curham est claire et franche, ses personnages colorés et attachants. Une plongée intelligente dans le monde adolescent où l’amitié tient un rôle primordial et où la famille reste une valeur refuge. Un deuxième tome prometteur, composé de personnages tendres et délicatement mis en lumière à travers des thématiques actuelles. A découvrir !

Lune nous avons besoin de ton aide. Tu ne peux pas changer ce qui arrive au père de Maali mais tu peux notre amie à se sentir plus forte. Et aussi,si tu pouvais trouver un moyen de lui faire savoir que nous sommes là,ce serait génial.
-Je le sais, fit une voix douce sortant de l’ombre.
Rose se retourna, Maali était derrière elle, souriante.

Les filles de Brick Lane, tome 1, Ambre

Un grand merci aux éditions Flammarion Jeunesse qui m’ont permis de découvrir ce deuxième tome !

Bilan – Septembre 2017


1 FILM

-Twin Peaks : the missing pieces de David Lynch (1992) – 6/10

4 LIVRES

-La jeune fille aux oracles de Judith Merkle Riley (610 pages) – 7/10
Jack et le bureau secret de James R. Hannibal (396 pages) – 4,5/10
-Lettre à Laurence de Jacques de Bourbon Musset (120 pages) – 6/10
Les filles de Brick Lane T.2 – Sky de Siobhan Curham (360 pages) – 7,5/10

Total pages : 1486 pages

1 BD

Le grand méchant renard de Benjamin Renner – 6/10

4 SÉRIES

3 x Manon – saison 1 – 7,5/10
– Twin Peaks, the return – saison 3 – 7/10
Manon, 20 ans, saison 2 – 8/10
The handmaid’s tale, saison 1 – 9/10

David Bowie n’est pas mort de Sonia David


Editions Robert Laffont – 174 pages

Littérature française

« Ma mère est morte. Mon père est mort. David Bowie est mort.
Ce ne sont pas uniquement de mauvaises nouvelles. »

À un an d’intervalle, Anne, Hélène et Émilie perdent leur mère, puis leur père. Entre les deux, David Bowie lui aussi disparaît. Dans l’enfance d’Hélène, la « soeur du milieu », le chanteur a eu une importance toute particulière, dont le souvenir soudain ressurgit. Alors, elle commence à raconter… Sur les thèmes inépuisables de la force et de la complexité des liens familiaux, de la place de chaque enfant dans sa fratrie, voici un roman d’une déconcertante et magnifique sincérité.

MON AVIS : 

Sur un thème inépuisable en littérature et si courant au cinéma, Sonia David fait le choix de la sincérité : l’écriture comme un souffle, le déroulement des pensées presque automatique, l’analyse comme meilleur recul. En parlant de la disparition de sa mère, la narratrice se confronte à l’adolescence et à son désir poignant de reconnaissance face à une femme charismatique parfois insaisissable. La mort du père replonge les trois soeurs dans la souffrance et souligne la dépendance de l’auteure face aux idées du disparu, éternel militant. La mort de David Bowie finalement s’apparente davantage à l’enfance et aux rapports parfois complexes d’une fratrie. Trois temps d’une vie, condensés en quelques mois, qui témoignent de la fin d’une époque. La plume de Sonia David est affutée, délicate et toujours sensible. Elle offre à ses lecteurs, un moment de son intimité, comme la possibilité d’un lendemain, composé de doutes, d’attentes, d’instants magiques et d’une compréhension délicate. Une oeuvre réussie qui parle à l’âme, à l’instinct et au vécu.

 Néanmoins, grâce à un cancer du sein, le bien est fait, ou du moins initié: toutes les quatre, nous expérimentons à nouveau l’évidence d’être une famille, chose étrange, dont on ne sait pas très bien s’arranger quand si longtemps nous nous en sommes fichues, chacune occupée à se dépêtrer de l’enfance.


La mort de David Bowie est une mort idéale, n’est-ce pas, nette, immatérielle, pas besoin de tableau Excel, pas d’administration, pas d’appartement à vider, ni de contingences autres, toutes ces choses qui, je le sais à présent, relèguent à plus loin, à plus tard la vivacité de la douleur.

Un grand merci à Babelio et aux éditions Robert Laffont qui m’ont permis de découvrir ce si joli roman.

120 battements par minute de Robin Campillo

120BPM
Film français – 2h20

Avec Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois et Adèle Haenel

Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d’Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l’indifférence générale.
Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.

MON AVIS :

Oeuvre vibrante au rythme des contestations d’Act Up Paris, film engagé comme ses personnages emblématiques, 120 battements par minute résonne comme un appel, celui de l’engagement, la rage au coeur et le cri au corps. Une énergie du désespoir portée par des personnages entiers, puissants et révoltés, qui donnent corps à leur combat autant qu’au message qu’ils incarnent.
Une montée en puissance du propos qui régresse ensuite lorsque le film se concentre sur l’histoire intime de Sean et Nathan et leur combat contre la maladie. Une deuxième partie plus inégale contenant quelques longueurs qui, en montrant la déchéance, semble perdre de vue la puissance de l’action. Une autre forme de combat, plus intime et plus terrible encore, qui ne parvient néanmoins jamais à donner une dimension sacrée à ses personnages, pourtant magnifiquement incarnés par des comédiens de talent. Une oeuvre qui se vit au rythme des pulsations du coeur. Entre espoir et désillusion, Robin Campillo livre sa vision de la lutte, intestine, éprouvante et cruelle.

-Bande annonce

 

Petit pays de Gaël Faye


Editions Grasset – 218 pages
Littérature franco-rwandaise

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

MON AVIS :

Premier roman de Gaël Faye, Petit pays, évoque, à hauteur d’enfant, la perte de l’innocence et le rapport à la guerre. D’une enfance peuplée d’images et de jeux lumineux, Gabriel ne gardera que la sombre marque du conflit et la peur vue dans le regard des adultes. Un récit difficile, porté par l’écriture fine et souvent sans concession de l’auteur qui offre, à rebours, une plongée riche et sanglante dans l’horreur du génocide rwandais. Un thème terrifiant délicatement mis en lumière par les mots de l’innocence, donnant ainsi plus de résonance à l’émotion qui se dégage des dernières pages. Une oeuvre forte, engagée et souvent émouvante.

Les premières nouvelles sont arrivées début juin. Pacifique a appelé chez mamie. Il était vivant. Il n’avait de nouvelles de personne. Mais il savait que son armée, le FPR, allait s’emparer de Gitarama et qu’il pourrait être chez Jeanne dans la semaine. Cette information nous a redonné un peu d’espoir. Maman a réussi à retrouver quelques parents éloignés et de rares amis. Leurs récits étaient toujours terribles et leur survie de l’ordre du miracle.

Challenge – Ces livres que je n’ai toujours pas lus (fin 1er mars 2018)


Nouvelle saison, nouveau challenge 😉 J’ai eu envie de m’inscrire au challenge de Witchy Lily qui nous propose de vider nos PAL grâce à son challenge « Ces livres que je n’ai toujours pas lus ».

Le principe ? Lister entre 5 et 20 livres que vous n’avez toujours pas lus mais que vous voulez vraiment lire avant fin 2017 début 2018 !

Durée ? Le challenge durera du 01 mars 2017 au 01 mars 2018 !

Comment s’inscrire ? N’hésitez plus et rejoignez-nous ici. 🙂

Voici ma liste :

1-Persuasion (Jane Austen)
2-Au revoir là-haut (Pierre Lemaitre)
3-Les trois soeurs (Anton Tchekov)
4-La brocante Nakano (Hiromi Kawakami)
5-La dame du manoir de Wildfell Hall (Anne Brontë)

0/5

Jack et le bureau secret de James R. Hannibal


Editions Flammarion jeunesse – 398 pages
Littérature britannique

Le scarabée mécanique envoyait de grosses décharges électriques. Jack se concentra. Tout sembla ralentir. Soudain, il put prédire les mouvements de l’insecte avant même qu’il ne bouge. Il le frappa de plein fouet ; le scarabée bleu-vert tomba par terre. Un violent éclair en jaillit. Gwen attrapa Jack. — Vite, cours !

À Londres, le père de Jack a disparu. Le garçon se lance à sa recherche. Il découvre alors une société secrète et comprend que sa famille en fait partie. Un ennemi puissant se dresse soudain sur sa route. Aura-t-il la force de le vaincre ?

MON AVIS :

Récit d’aventures où se côtoient magie, découverte et amitié, James R. Hannibal convoque les thèmes chers aux récits adolescents. Une oeuvre dans l’ensemble convenue qui ne parvient malheureusement jamais vraiment à se démarquer d’autres récits de ce genre.
Le jeune héros aux capacités extraordinaires se retrouve propulsé dans un monde magique qu’il cherche à comprendre, accompagné d’une jeune apprentie bien décidée à résoudre toutes les énigmes sans l’aide des adultes.
Si le monde développé est plutôt sympathique, les dialogues sont malheureusement assez pauvres et les relations entre les personnages peu fouillées. Difficile dès lors de s’attacher à eux pour vivre ces aventures à leurs côtés et parcourir les pages du roman à la découverte des étranges capacités de Jack. Une déception pour ma part qui ravira peut-être les amateurs du genre, entre magie et découverte de soi.

Jack garda les yeux fermés, priant pour que ce soit un mauvais rêve. certes, il avait très mal à la tête. Mais il était sans cesse victime de migraines, et jamais parce qu’il s’était à moitié assommé en s’enfuyant d’un bâtiment où résonnait une alarme anti-intrusion.

Un grand merci aux éditions Flammarion Jeunesse qui m’a adressé ce roman.

Série – The Handmaid’s Tale


Série de Bruce Miller
2 saisons (en cours)
-Saison 1 : 10 épisodes
-Saison 2 : en cours

SYNOPSIS :

Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

MON AVIS :

1-Du roman à l’écran, une adaptation terrifiante

Adapté du roman de Margaret Atwood – La servante écarlateThe Handmaid’s Tale reprend l’intrigue principale du roman tout en l’étoffant. L’atmosphère pesante et misogyne du récit est ici amplifié par des plans d’une grande intensité visuelle et une bande son oppressante.
Le passage du roman à l’écran s’avère dès lors salutaire. L’univers, davantage développé, prend en effet le temps de s’intéresser à de nombreux personnages et n’axe plus uniquement la réflexion autour du personnage principal, la très remarquée Defred.

2-Charismatique Elisabeth Moss

Defred est en effet incarnée à l’écran par l’impressionnante Elisabeth Moss. Récompensée aux Emmy Award 2017 (meilleure actrice), elle donne réellement vie à son personnage à travers une interprétation sensible et toute en nuance. Charismatique et singulier, son personnage apparait plus courageux que dans le roman et devient une figure humaine, touchante et attachante.
A travers une interprétation réaliste et forte, Elisabeth Moss aura su retranscrire, en quelques regards, toute la complexité de son personnage et l’ampleur de son isolement. Mais si la comédienne illumine l’écran de sa présence changeante, les autres personnages se révèlent également d’une grande intensité. Du Commandant, incarné par Joseph Fiennes, insaisissable et inquiétant, à la très dure mais si humaine Epouse, Serena Joy (Yvonne Strahovski) en passant par le mystérieux Nick (Max Minghella), les personnages sont d’une troublante humanité et incarnent avec conviction toute la complexité des relations humaines.

3-Un conte cruel pour une histoire féministe

Dans un monde où les femmes sont condamnées à servir les leaders d’une société patriarcale, où elles n’ont plus la libre disposition de leurs corps, ni la possibilité de lire, d’écrire ou travailler, La Servante Ecarlate, apparait comme le miroir grossissant des maux de nombreuses sociétés. Dystopie glaçante, faisant du viol une pratique courante sous couvert de traditions (cf la cérémonie), The Handmaid’s Tale peut être vue comme une fable politique horrifique sur le droit des femmes. Une étiquette pourtant simpliste qui s’avère rapidement insuffisante tant les thèmes de la série sont complexes et variés. En effet, le spectateur comprend rapidement que cette société, piégée dans une épuration systématique des individus « nuisibles » ou « inutiles » au système, plonge l’avenir de tous dans l’obscurantisme. Une oeuvre dérangeante, dont l’horreur nous envahit progressivement, entre sidération et interrogation.

4-L’oeil du spectateur au coeur d’une société surveillée

Alternant entre passé et présent, l’oeil du spectateur – guidé par une caméra toujours plus proche de ses personnages – accompagne l’isolement, l’intimité, l’enfermement physique et mental et la soif de liberté de Defred. Le spectateur, témoin impuissant de son agonie, s’avère être également cet oeil silencieux et désarmé qui laisse faire, participant ainsi à la survivance même du système.
Une mise en abîme terrifiante, qui fait prendre conscience de l’importance des petites lâchetés quotidiennes. The handmaid’s Tale est en cela plus qu’une série, elle incarne un discours et une tension, celle qui accompagne les personnages, fait qu’ils se sentent tous surveillés, harcelés et souvent isolés.

5-Une utilisation des couleurs saisissante

En insistant sur le contraste entre les images précédant la mise en place du régime religieux de Gilead, et celles plus ternes du présent, la série met en lumière les différences qui existent entre les perceptions de ses personnages. Un point de vue que souligne intensément le cadrage et l’utilisation du rouge comme couleur principale très stigmatisante pour les servantes.
La mise en scène, précise et travaillée, apporte une structuration mécanique qui fait écho à la hiérarchie de la société pensée par Gilead, tout comme la cruauté de certaines scènes laisse poindre la possibilité d’une révolte et la prise de conscience des personnages.

Une série d’une grande violence psychologique qui rappelle avec force combien la liberté des peuples reste importante dans une société multiple et complexe et combien la différence est en soi une véritable richesse. Une oeuvre à découvrir pour la complexité de son propos et la force de son discours.

Bande annonce

– Mon avis sur le roman – La servante écarlate de Margaret Atwood

L’impératrice des sept collines de Kate Quinn


Editions Pocket – 698 pages
Littérature américaine

Empire romain, Ier siècle de notre ère, sous le règne de Trajan. Fougueux et obstiné, le jeune Vix, ancien gladiateur, revient à Rome en quête de gloire. Fille d’un sénateur, l’insaisissable Sabine a soif d’aventure. Tous deux se connaissent depuis l’adolescence, et nourrissent une passion réciproque. Mais si elle aime s’amuser avec le beau Vix, Sabine rêve d’un grand destin – ce que le garçon ne pourra jamais lui offrir, contrairement à Hadrien, le futur empereur, auquel elle est promise.

MON AVIS :

A travers le regard de quatre personnages, Plotine, impératrice de Rome et Sabine, l’aventurière amenée à lui succéder, Titus, aristocrate des plus modestes et Vix, le terrifiant guerrier, c’est toute la vie de Rome qui prend corps sous les yeux des lecteurs. Des us et coutumes des romains jusqu’à leurs travers les plus sanglants, l’Impératrice des sept collines parvient à doser savamment aventure, conquêtes sanglantes, intrigues de cours et sincère empathie envers ses personnages. Ceux-ci sont d’ailleurs très travaillés et offrent au récit une véritable épaisseur. Leurs rapports entrelacés, la complexité de leurs liens, souvent créatrice de tensions et de rencontres captivantes, en fait une oeuvre très intéressante. Un récit riche et complexe à l’écriture claire et relevée pour une lecture souvent addictive et peuplée de personnages attachants. Une jolie découverte.

Hadrien m’inquiète, reconnut Sabine. Il a changé.
Elle regardait devant elle à travers les volutes de vapeur (…)
-Il a changé ? De quelle façon ? Demanda Faustine en relevant ses boucles blondes.
De si petites choses qu’elles devenaient ridicules lorsqu’on les énonçait à voix haute.
-Il ne me parle plus, dit lentement Sabine. Avant, il ne désirait rien d’autre que de lire les philosophes, dessiner des plans d’architecture et faire des voyages à Athènes, mais à présent, il intrigue pour devenir gouverneur de Syrie.