Dunkerque de Christopher Nolan


Film américain – 1 h 47
Avec Fionn Whitehead, Tom Hardy, Mark Rylance et Cillian Murphy

Le récit de l’évacuation des troupes alliées de Dunkerque en mai 1940.

MON AVIS :

Film historique aux ressorts tragiques, Dunkerque plonge immédiatement le spectateur en immersion dans cet épisode plutôt méconnu de la seconde guerre mondiale. Alternant des points de vue généraux d’une grande maitrise visuelle et des plans plus resserrés sur les visages de ses protagonistes, le dernier film de Nolan n’oublie pas de révéler l’humanité tendre, faite de bienveillance et de courage de ces hommes.
Un film riche qui alterne, à travers un étirement du temps bien connu du réalisateur, des scènes époustouflantes de réalisme – entre terre, mer et ciel – et d’autres plus intimes, révélant aux spectateurs la lâcheté et l’héroïsme de certains de ces hommes en proie à une lutte de chaque instant pour leur survie.
Une plongée sous haute tension qui, malgré quelques plans attendus et clichés regrettables – étonnants de la part de ce réalisateur – n’en revêt pas moins une grande force narrative. Si certains regrettent le propos plutôt convenu de ce film, ils en oublient certainement les aspects humains et psychologiques, véritable force de l’oeuvre. Un film aux images grandioses pour une épopée humaine d’une grande justesse. A découvrir.

Bande annonce

Bilan – Juin 2017


4 FILMS

-Shotgun stories de Jeff Nichols (2008) – 4/10
-Hannah Arendt de Margarethe Von Trotta (2013) – 6/10
Get out de Jordan Peele (2017) – 7/10
-La planète sauvage de René Laloux (1973) – 5/10

2 LIVRES

Silo de Hugh Howey (740 pages) – 5/10
Répercussions de Xavier Massé (192 pages) – 5/10

Total pages : 932 pages

1 SÉRIE 

-Dear White people, saison 1 – 6,5/10

Challenge au fil des saisons et des pages (Fin 20/09/17)

Quand le soleil pointe son nez… 5/5 – TERMINE
Date : du 20 Mars 2017 au 19 Juin 2017

Thèmes pour cette saison :
1. Lire un livre jeunesse : Nos étoiles contraires (John Green)
2. Lire un livre avec un prénom dans le titre : Et puis Paulette… (Barbara Constantine)
3. Lire un livre emprunté : Silo (Hugh Howey)
4. JARRE : Tirer au sort un roman qui doit sortir de sa PAL cette année : 3/4 – La fin de l’histoire (Luis Sepulveda)
5. Lire un livre abandonné par quelqu’un de son entourage : Le parfum (Patrick Süskind)

-Challenge Nettoyage de printemps 2017 (Du 20/03/2017 au 20/06/2017) – TERMINE
Lire des livres qui comportent entre 73 et 349 pages

1-La fin de l’histoire de Luis Sepulveda – 200 pages
2-L’école en prison, une porte de sortie de Cécile De Ram & Sylvie Paré – 184 pages
3-Et puis, Paulette… de Barbara Constantine – 274 pages
4-Le sabotage amoureux d’Amélie Nothomb – 124 pages
5-Nos étoiles contraires de John Green – 328 pages
6-Le parfum de Patrick Süskind – 280 pages
7-Le coeur d’une autre de Tatiana de Rosnay – 282 pages
8-Croire au merveilleux de Christophe Ono-Dit-Biot – 234 pages
9-Piégés dans le train de l’enfer d’Hubert Ben Kemoun – 164 pages
10-La Porte des Enfers de Laurent Gaudé – 268 pages
11-Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig – 106 pages
12-L’ami du défunt d’Andreï Kourkov – 126 pages
13-Le revers de la plume de Corentine Rebaudet – 316 pages
14-Eva de Simon Liberati – 222 pages
15-Tour B2 mon amour de Pierre Bottero – 156 pages
16-Répercussions de Xavier Massé – 192 pages

Total : 3456 pages

Louise Amour de Christian Bobin

Editions Gallimard – 142 pages
Littérature française

« Nous étions dans la ville des rois et dans la maison de Dieu. Je tenais par la main celle qui, sans avoir besoin de rien faire, les surclassait tous. »

MON AVIS :

Si Louise Amour est un nom, une femme, une volonté, elle est aussi l’histoire d’une passion et une icône d’adoration. Le narrateur nous raconte ici son amour passionnel pour une femme, créatrice de parfums, être céleste et adoré. Une rencontre foudroyante pour une histoire d’amour démesurée incarnée par un être adulé.
Une oeuvre marquée par l’écriture fluide et poétique de Christian Bobin, toujours enchanteresse et délicate pour un personnage principal contemplatif et renfermé. Un être profondément croyant (la religion semble ici tenir une place plus visible dans cette oeuvre que dans les autres livres de l’auteur, pourtant irrigué par une perpétuelle présence céleste) qui s’interroge sur l’aspect mystique d’un coup de foudre amoureux. Un roman doux et tendre mais qui reste très marqué par des personnages mystiques et parfois trop contemplatifs. Une oeuvre qui ravira les adeptes des écrits de Bobin, peut-être moins ceux qui souhaitent le découvrir.

Louise Amour entra dans le salon, précédée de son sourire. Il me sembla aussitôt qu’une lame de couteau délicatement s’enfonçait dans ma poitrine, détourait mon coeur, que deux mains gantées de blanc le saisissaient, le sortaient de sa cage d’os et le faisaient rouler – comme ces ballons en mousse colorée qu’on donne aux enfants en bas âge – aux pieds de la jeune femme sans qu’elle parût s’en émouvoir.


Quand elle fut assise sur le divan, son sourire qui ne l’avait pas quittée se déploya autour d’elle en cercles concentriques, légèrement tremblants sur leur bord extérieur et diffusant dans tout le salon une atmosphère de spiritualité aimable dont elle était la source, l’inspiratrice et la souveraine.


Louise Amour était partout, sur le divan mais aussi sans mon crâne, assise sur les moelleux replis de mon cerveau où elle croisait et décroisait les jambes.


Je devins fou et personne ne s’en aperçu : le visage de Louise Amour remplissait le monde à ras bord. Il n’y avait plus rien d’autre.


Mais la beauté charnelle ne semblait être chez Louise Amour que la servante d’une puissance bien plus considérable, celle de son âme et de ce qui m’apparut alors d’une bonté ruisselante : quand ses yeux se tournaient vers moi, j’existais plus sûrement et noblement qu’un ange auprès de Dieu.


Elle me tendit la main. Saisir une main, c’est à chaque fois mettre ses doigts dans une prise électrique et aussitôt connaitre l’intensité qui circule sans bruit sous la peau de l’autre.

Challenge au fil des saisons et des pages : 1/5

Lectures communes / 8


Vous avez envie de partager une lecture commune (LC) avec nous? Un livre présent dans votre PAL (Pile à Lire) depuis trop longtemps ?

Pour le 15 août 2017, nous vous proposons de lire :

La servante écarlate de Margaret Atwood : avec La chambre roseetnoire, Laurence, Delphine.B , Chtitepuce, Oriane0102, Vinushka64, Metreya, Jelydragon, Cerisia, Rose, Lheuredelire, Jostein59

Envie de nous rejoindre ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire à la suite de cet article. A bientôt !

Eva de Simon Liberati


Editions Le livre de poche – 222 pages
Littérature française

Un soir de l’hiver 1979, quelque part dans Paris, j’ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors « terrible ».
Vingt-cinq ans plus tard, elle m’inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d’elle qu’une photo de paparazzi. Bien plus tard encore, c’est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m’étais égaré.
C’est elle la petite fée surgie de l’arrière monde qui m’a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l’élan d’aimer.
Par extraordinaire elle s’appelle Eva, ce livre est son éloge.

MON AVIS :

Entre le roman d’amour et de dévotion, Eva, délicate jeune fille arrachée très tôt à l’enfance s’incarne ici sous l’oeil admiratif de son époux, en femme libre et sexuée.
Une oeuvre vibrante de l’hommage rendu à sa déesse, chaussée de Louboutin et à la présence envoûtante qui fascine autant qu’elle attriste. Une figure d’ange déchu sur fond de scandale pédopornographique et de procès attentés contre sa mère qu’elle n’aura de cesse de rejeter.
Si la figure d’Eva reste fascinante dans l’approche qu’en fait l’auteur, également époux, on pourra regretter une oeuvre souvent bavarde, inutilement longue et dont les paragraphes sont souvent prétexte pour l’auteur à parler de lui.
Une oeuvre plutôt dérangeante sur l’intime – comme une nouvelle façon d’exposer Eva – entre idolâtrie et dénonciation. Une figure souvent mise en avant mais pas toujours à bon escient qui aurait gagné à davantage de simplicité.

Il n’est pas indifférent que le fil premier de ce livre me ramène au couvent, au parfum d’encaustique des longs couloirs de ma jeunesse et à la religion qui ordonnait encore ma vie, quelques mois à peine avant que le fil de la nuit que j’avais commencé de suivre car je la trouvais plus élégante que le jour, me conduise, de rencontre en rencontre, dans un labyrinthe rouge et or, jusqu’à un minotaure enfant que je croisais plusieurs fois sans jamais lui parler. Eva avait treize ans, j’en avais dix-neuf, elle était mon aînée. Plus qu’un minotaure à la Garouste, on aurait dit une sirène des années 1950 dessinée par un peintre de foire.

Challenge nettoyage de printemps

Portraits de femmes

Source

A cette heure si particulière pour l’histoire des femmes, j’avais envie, sans prétention, de vous proposer de découvrir ou redécouvrir des oeuvres qui, à défaut d’entrer dans la définition si particulière du féminisme, révèlent de très beaux portraits de femmes.
Une façon de rendre hommage à cette grande dame qui s’est éteinte et qui restera pour l’histoire des femmes, une figure incontournable, un symbole de courage et de dignité.

Littérature :

Antigone (Jean Anouilh)
Isabelle Bruges (Christian Bobin)
Le journal d’Anne Franck (Anne Franck)
Une vie (Simone Veil)
Persépolis (Marjane Satrapi)
Du bout des doigts (Sarah Waters)
24 heures de la vie d’une femme (Stefan Zweig)
Millénium tome 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (Stieg Larsson)
L’amour et les forêts (Eric Reinhardt)
L’élégance des veuves (Alice Ferney)
Jane Eyre (Charlotte Brontë)
L’amant (Marguerite Duras)
L’honneur perdu de Katharina Blum (Heinrich Böll)
Camille, mon envolée (Sophie Daull)

Cinéma :

Frida (Julie Taymor)
La reine Margot (Patrice Chéreau)
La double vie de Véronique (Krzysztof Kieslowski)
L’insoumise (William Wyler)
Tomboy (Céline Sciamma)
Divines (Houda Benyamina)
Carol (Todd Haynes)
La leçon de piano (Jane Campion)
Princesse Mononoké (Hayao Miyazaki)
Twin Peaks : fire walk with me (David Lynch)
Harold et Maude (Hal Ashby)
La vie rêvée des anges (Erick Zonca)
Ida (Paweł Pawlikowski)
The Magdalene Sisters (Peter Mullan)
Wadjda (Haifaa Al-Mansour)
Erin Brockovich, seule contre tous (Steven Soderbergh)
Zero Dark Thirsty (Kathryn Bigelow)
Les femmes du bus 678 (Mohamed Diab)
La liste de Carla (Marcel Schüpbach)
Thelma et Louise (Ridley Scott)
4 mois, 3 semaines et 2 jours (Cristian Mungiu)
Mustang (Deniz Gamze Ergüven)
Agora (Alejandro Amenábar)
States of Grace (Destin Cretton)

Bien sûr ces listes ne sont pas exhaustives et sont forcément personnelles 🙂
N’hésitez pas à partager sous cet article vos coups de coeur personnels.

Silo de Hugh Howey


Editions Le livre de poche – 740 pages

Littérature américaine

Dans un futur postapocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres.
Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo.
Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

MON AVIS :

Plongée dans les méandres d’un monde post-apocalyptique, Silo nous entraîne à la rencontre d’un peuple esclave de ses peurs et de son ignorance. Un voyage au coeur d’une quête, celle de la découverte et de la connaissance pour des personnages contraints, aux caractères souvent soumis. Un monde riche de détails, aux nombreux personnages, qui pèche souvent par défaut d’explications. Un roman parfois obscur, aux personnages peu charismatiques, qui désintéresse progressivement son lecteur à cause de descriptions souvent longues et sans intérêt.
Une oeuvre lente, qui s’étire inutilement et campe des personnages souvent stéréotypés aux réactions convenues, le tout porté par une écriture sans emphase…Dommage.

Juliette se sentait perdue dans ce vide entre deux portes, piégée dans ce sas rempli de tuyaux de couleurs vives qui jaillissaient des murs et du plafond, et où tout miroitait sous des linceuls de plastique.
Étouffé par son casque, le sifflement de l’argon insufflé dans la pièce lui parut lointain. Il l’informait que la fin était proche. Sous l’effet de la pression, le plastique se froissa contre le banc, les murs, enveloppa les tuyaux. Elle perçut la pression sur sa combinaison, comme une main invisible qui la serrait doucement.

Challenge au fil des saisons et des pages : 5/5

 

Get out de Jordan Peele


Film américain – 1h44

Avec Daniel Kaluuya, Allison Williams et Catherine Keener

Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

MON AVIS :

Film d’horreur d’un nouveau genre, Get out se joue des clichés et donne, sur fond de racisme ambiant, une nouvelle forme au thriller psychologique.
Une oeuvre imaginative et sombre, qui, bien que souffrant parfois de quelques longueurs, incarne vraiment une nouvelle proposition pour le genre. Daniel Kaluuya est très convaincant en jeune homme conquis qui souhaite faire bonne figure tout en apportant son regard franc et aiguisé.
Une oeuvre réflexive, intelligente et à la mise en scène efficace qui marque par la qualité inventive de certaines scènes tout en proposant un discours véritablement innovant. En effet, au-delà d’une évocation du racisme, le réalisateur propose une véritable réflexion sur l’attrait de l’autre, inversant le regard et créant un climat d’osmose-répulsion intéressant.
Véritable fable horrifique, le dernier film de Jordan Peele sauva vous convaincre par une écriture habile et une narration renouvelée. Une redécouverte du genre, un peu comme avait pu le faire It Follows il y a quelques années. A découvrir !

-Bande annonce

Répercussions de Xavier Massé


Editions Is Edition – 192 pages
Littérature française

Kevin White est amnésique partiel et séquentiel depuis l’enfance. Pour résumer, chaque jour, à partir de 17 h jusqu’au réveil le lendemain matin, il ne se souvient absolument de rien. Pour pallier ce handicap particulièrement gênant, Kevin organise sa vie de façon méthodique : repères de temps, post-it, aides psychotechniques… Toute sa vie est minutée et organisée pour qu’il subisse le moins de préjudices possibles. Mais un jour, sa vie bascule. Kevin se réveille dans la salle des coffres d’une banque fédérale ! Trois millions de dollars ont disparu alors que les portes de la banque sont restées fermées toute la nuit et qu’il n’y a ni témoin, ni braqueur. Sans souvenir, il devient aux yeux des enquêteurs le suspect numéro 1 de ce casse pour le moins insolite. Mis en examen, Kevin va alors devoir remonter dans son passé pour découvrir la vérité sur cette histoire… et sur sa vie.

MON AVIS :

Thriller psychologique aux personnages multiples, Répercussions se joue de la mémoire de son protagoniste principal et entraîne le lecteur à sa suite, à la recherche des quelques heures fatidiques manquantes à son emploi du temps. L’écriture est résolument franche et directe, faisant de ce roman une oeuvre claire malgré une narration parfois alambiquée. Une véritable recherche narrative qui alterne retournements de situations et découvertes à plusieurs niveaux, portés par des personnages qui auraient peut-être mérité un développement plus prononcé.
Même si le lecteur pourra se douter assez vite des personnages impliqués, le roman reste facile à lire et son rythme, soutenu, intéressant.
Une oeuvre créative, bien que parfois saugrenue, qui séduira les amateurs du genre et les fans d’intrigues retorses. A découvrir.

En une fraction de seconde, sans réfléchir, j’avançai légèrement ma tête vers lui, le regardais sans me démonter et lui dis : « Et ma clope? » Je ne sais toujours pas pourquoi j’avais dit ça! J’avais une trouille immense, et la seule chose que je trouvais à lui dire, c’était « et ma clope? »! Il faut croire que le stress a le pouvoir de faire ressortir chez l’homme autant de courage que de stupidité. « Et ma clope? »… J’y crois pas, je démarre trop bien l’interrogatoire!

Un grand merci à Babelio et à IS Editions pour la découverte de ce roman !

Challenge nettoyage de printemps

L’ami du défunt d’Andreï Kourkov


Editions Points – 126 pages
Littérature ukrainienne

Un jeune traducteur au chômage, que sa femme vient de quitter, noie son chagrin dans des litres de thé, de café et de vodka. Le désespoir et l’alcool aidant, il décide de programmer sa propre mort et engage un tueur professionnel. Lorsqu’il reprend goût à la vie, il est trop tard : le tueur à gages est déjà à ses trousses… Mais, à Kiev, les solutions extrêmes peuvent prendre des détours inattendus !

MON AVIS :

L’histoire commence par une fin, celle que souhaite pour lui-même le narrateur. Une entrée en matière plutôt atypique qui marque immédiatement la singularité de ce petit récit. Une oeuvre à l’écriture fluide et aux personnages souvent étranges et impalpables, qui nous mène à travers les rues de Kiev à la rencontre de personnages souvent haut en couleurs.
Un fil conducteur initial qui s’avère assez rapidement rompu pour ancrer ses personnages dans une réalité quotidienne, entre ennui et désirs d’avancer. Un récit court sur le désir de vivre malgré la lassitude qui marque avec force l’importance de l’attente, de l’abattement et de la réflexion intrinsèque de ses personnages. Une oeuvre intéressante qui aurait cependant mérité une fin plus développée et moins abrupte. Un récit à l’humour décalé, entre désespoir et amour vibrant, qui se lit très facilement.

Je n’avais plus envie de mourir. Mon existence continuait, elle venait même d’acquérir un soupçon de sens que j’étais seul à percevoir. J’étais devenu libre de mes choix et celui que j’avais fait deux semaines plus tôt ne me convenait plus. Je voulais vivre.

-Challenge nettoyage de printemps