Miel et vin de Myriam Chirousse

Miel et vin

Editions Le livre de poche – 510 pages
Littérature française

Au château, l’enfant « maudit » cause incendies, maladies et accidents mortels autour de lui. Rien ni personne ne lui résiste. Ce bâtard finira pourtant par devenir Charles de l’Éperai, l’héritier en titre. Non loin de là, une enfant est abandonnée dans la forêt. Recueillie par une famille noble, elle grandit sous le nom de Judith de Monterlant. Les destinées de ces deux êtres vont se croiser : ils s’attirent irrésistiblement et s’égarent dans les méandres d’une passion dévorante. Pourtant Judith se marie avec un autre homme. 1789 : le monde bascule et les nobles sont aux abois. Charles, malgré son rang, épouse la cause révolutionnaire. Que va-t-il advenir des amants ?

MON AVIS :

C’est une romance historique, une histoire d’amour et de déraison sur fond de révolution française que nous offre Myriam Chirousse dans ce roman. Une oeuvre à l’écriture fine et délicate qui met en scène des personnages entiers et attachants.
Charles, l’enfant maudit, et Judith, l’enfant trouvé, se reconnaissent, se révèlent, se perdent et se déchirent pour mieux s’aimer sous les yeux avides du lecteur qui souhaite en apprendre davantage sur leurs aspirations et leurs craintes. Une lecture, charmante et douce, qui nous accompagne longtemps une fois le livre refermé grâce à des personnages complexes qui pourraient rejoindre les couples mythiques de la littérature. Une jolie découverte.

Ce fut comme une éclipse. Comme si le monde entier s’éteignait autour d’elle. Les yeux noirs remplirent l’univers, enveloppèrent l’enfant perdue, l’isolèrent – et ce fut la nuit, le calme, la paix.


Ils auraient pu rester à Fleury. Ils auraient pu poser leurs maigres bagages dans ce village et y vivre heureux jusqu’à la fin des temps… Ou n’était-ce qu’un rêve que le jour emportait comme la Loire emporte ses eaux vernissées ?


Le coeur saturé de nausées, Judith comprit ce matin-là que le paradis n’était qu’une halte sur la route, une nuit éphémère, une auberge qui disparaissait déjà dans la poussière du chemin, une enclave fragile au milieu de l’enfer.


Immobile, Charles n’avait toujours pas levé les yeux vers elle.
– Si tu viens me poignarder, fais-le vite, déclara-t-il froidement.
Judith hésita, songeant que certains mots sont peut-être en effet des poignards et que le conseil n’était peut-être pas dénué de pertinence : faire vite, lui dire vite, puis s’en aller tout aussi vite, comme une meurtrière effrayée, et attendre longtemps que son affolement s’apaise dans sa chambre cernée de livres.

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14 réflexions sur “Miel et vin de Myriam Chirousse

  1. Il y a longtemps que je n’ai pas lu de roman historique … j’aime beaucoup et du coup ça me fait penser que j’ai le troisième tome de Ken Folett à lire !

      • Oh oui, c’est génial. Bien écrit et super documenté et la touche de romance qui va bien. sa dernière trilogie balaye le 20ème siècle avec panache ! Et ce qu’il y a de bien avec Ken Follet c’est que dès les premières pages tu es « ferrée » !

  2. Je l’ai dans ma PAL depuis 4 ans (au moins), c’est Syl. qui me l’a offert en me disant que c’était avant tout une « romance »… J’espère donc que j’accrocherai mais tu m’as donné envie ! Reste à le retrouver !!! 😆

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