La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King


Editions Le livre de poche – 280 pages

Littérature américaine

Un matin comme les autres, au cours d’une excursion avec sa mère et son frère, Trisha se laisse distancer, lasse de subir leurs sempiternelles disputes. Trisha se retrouve donc seule, perdue dans la forêt, quelque part entre le Maine et le New Hampshire, dans un environnement hostile où abondent marécages et moustiques. Pendant neuf jours, Trisha va errer seule dans la forêt, s’efforçant de ne pas céder à la panique et affrontant la nuit, la faim et la peur. Elle se répète: « Je ne suis pas en danger » et tente de chasser de son esprit que : « … les gens qui se perdent en forêt s’en tirent quelquefois avec de graves blessures, que quelquefois même ils en meurent ».

MON AVIS :

Roman d’horreur psychologique, La petite fille qui aimait Tom Gordon évoque avec clairvoyance, le pouvoir de l’imagination et la puissance de la solitude sur le psychisme. Une oeuvre qui montre les noirceurs de l’âme humaine et le courage d’une petite fille face à ses plus grands démons : la Teigne (son Surmoi) et la Chose (sorte de menace impalpable qui suit partout la jeune fille)
Très reconnaissable, l’écriture de Stephen King est ici claire, vive et imagée. Une plongée fascinante dans les méandres des peurs enfantines qui oscille toujours entre réalisme et fantastique. Un roman joliment mené qui parvient à tenir le lecteur en haleine, en donnant corps aux peurs de la jeune Trisha. Une oeuvre noire, très bien écrite, qui nous invite à affronter nos peurs les plus intimes, en lien avec soi et cette part de vérité que nous enfouissons tous et qui se révèle à nous aux heures les plus sombres.

Le monde a des dents et quand l’envie le prend de mordre, il ne s’en prive pas. Trisha McFarland avait neuf ans lorsqu’elle s’en aperçut. Ce fut un matin, au début du mois de juin. A dix heures, elle était assise à l’arrière de la Dodge Caravan de sa mère, vêtue de son maillot d’entrainement bleu roi de l’équipe des Red Sox (avec 36 GORDON inscrit au dos), et jouait avec Mona sa poupée. A dix heures trente, elle était perdue dans la forêt. A onze heures, elle s’efforçait de ne pas céder à la panique, de ne pas se dire Je suis en danger, de chasser de sa tête l’idée que les gens qui se perdent dans la forêt s’en tirent quelques fois avec de graves blessures, que quelques fois même ils en meurent.


Trisha avait atrocement peur. Aussi antipathique qu’elle soit, la voix glaciale disait vrai, elle le sentait bien. Elle avait plus que jamais l’impression d’être surveillée.

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4 réflexions sur “La petite fille qui aimait Tom Gordon de Stephen King

    • Il va donc falloir que je te propose une nouvelle LC 😉 Cela dit, notre LC était particulièrement marquante ! Je te conseille 22/11/63 qui vaut vraiment le détour (et nous plonge moins dans l’horreur que Marche ou crève 😉 ) bises

  1. Je me lance tout doucement dans King… j’adore et ton billet m’a forcément attirée tout de suite (merci hellocoton!). Je me sens bete mais… je n’avais JAMAIS entendu parlé de ce livre là… le pitch m’intéresse carrément, je sors de Marche ou crève!
    Merci, et au plaisir!

    • Bonjour Eli et bienvenue 🙂 merci pur ton message ! Ce n’est pas le livre le plus connu de King et c’est vraiment dommage parce qu’il dégage vraiment une atmosphère comme seul Stephen King sait les créer. On reconnait d’ailleurs bien sa plume ici je trouve ! Marche ou crève est vraiment très bien. As-tu lu Simetierre ou 22/11/63 ? J’ai beaucoup ces livres 😉 bonne lecture à toi !

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