Challenge Christian Bobin

Challenge Bobin
Envie d’un challenge ?

A l’occasion du retour de l’été, Praline et moi vous proposons de vous (re)plonger dans l’écriture délicate et lumineuse de Christian Bobin… au fil des saisons.

A partir du 21 juin 2019 et jusqu’au 21 juin 2020, nous vous proposons de lire, découvrir ou relire cet auteur à la plume si particulière.

Pas de catégories pour ce challenge et donc très peu de « consignes » si ce n’est de nous transmettre les liens vers vos chroniques sur nos blogs avec une phrase de votre choix qui « bondit au visage du lecteur comme si elle n’attendait que lui », une phrase qui vous aura, dans le livre lu, particulièrement marqué.

Nous regrouperons vos chroniques dans un bilan de mi-parcours (décembre 2019) et un bilan final (juin 2020). Vous pouvez utiliser le très joli logo de Praline pour associer vos chroniques au challenge. Nous espérons surtout que ces lectures seront l’occasion d’échanges, de discussions et de partages.

J’espère que vous serez nombreux et surtout, que vous prendrez plaisir à (re)découvrir cet auteur.

Retrouvez l’article de présentation de Praline juste ici.

  • Geai :
    – L’avis de Praline
    « On croit aimer des gens. En vérité, on aime des mondes. »
    Mon avis
  • L’éloignement du monde :
    -L’avis de Praline
    « Il faudrait accomplir toutes choses et même les plus ordinaires, surtout les plus ordinaires – ouvrir une porte, écrire une lettre, tendre une main – avec le plus grand soin et l’attention la plus vive, comme si le sort du monde et le cours des étoiles en dépendaient, et d’ailleurs il est vrai que le sort du monde et le cours des étoiles en dépendent »
    Mon avis
  • Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas :
    -L’avis de Praline
    « Dire : je sais les horreurs de cette vie et je ne me lasserai jamais d’en débusquer les merveilles, c’est faire son travail d’homme »
  • La nuit du coeur :
    Mon avis
    « Ta tombe est depuis des années à dix mètres de ta maison. Tu t’y rends parfois. Elle est couverte d’une bâche noire pour la protéger de l’humidité. La mort ajoute cette peinture inédite à tes oeuvres. Tu viens, tu regardes cet endroit où tu ne seras jamais, tu repars. »
  • Isabelle Bruges : 
    -L’avis de Praline
    « Il y a dans la vie des gens qui parlent comme dans les livres, des gens qui croient nécessaire, pour être entendus, d’adopter un ton sérieux, de prendre la voix de Dieu le père. Ces gens-là sont à fuir. On ne peut décemment les écouter plus d’une minute, et d’ailleurs ils ne parlent pas : ils affirment. Ils donnent des leçons de morale, des cours de pédagogie, d’ennuyeuses leçons de maintien. Même quand ils disent vrai, ils tuent la vérité de ce qu’ils disent. Et puis, merveille des merveilles, on rencontre ici ou là des gens comme Jonathan, des gens qui se taisent comme dans les livres. Ceux-là, on ne se lasserait pas de les fréquenter. On est avec eux comme on est avec soi : délié, calme, rendu au clair silence qui est la vérité de tout. »
  • L’homme du désastre :
    -L’avis de Praline
    « Il faut que la vie nous prenne comme ferait un voyou, par terreur, par surprise »
  • Tout le monde est occupé :
    -L’avis de Praline
    « Les livres, pour les effacer, il suffit de ne jamais les ouvrir. Les gens, c’est pareil : pour les effacer, il suffit de ne jamais leur parler »
    Mon avis
    « Quand ils entendent parler Ariane, ils oublient d’être tristes, orgueilleux, jaloux. Il y a ainsi des gens qui vous délivrent de vous-même – aussi naturellement que peut le faire la vue d’un cerisier en fleur ou d’un chaton jouant à attraper sa queue. Ces gens, leur vrai travail, c’est leur présence. L’autre travail, ils le font pour les apparences, parce qu’il faut bien faire quelque chose et que personne ne va vous payer simplement pour votre présence, pour les quelques bêtises que vous dites en passant, ou pour la chanson que vous fredonnez. »
  • Autoportrait au radiateur
    -L’avis de Praline
    « La gaieté, ce que j’appelle ainsi, c’est du minuscule et de l’imprévisible. Un petit marteau de lumière heurtant le bronze du réel. La note qui en sort se propage dans l’air, de proche en proche jusqu’au lointain »
    Mon avis

17 réflexions sur “Challenge Christian Bobin

    • Génial, tu seras des nôtres alors ? Bises à toi aussi ! PS : Je peux consulter ta PAL quelque part pour éventuelle LC ? Il faudrait que je recense la mienne…

      • Il faudrait que je le fasse mais l’ampleur de la tâche me fait peur … je crois qu’une photo sera plus rapide !!!

      • Peu importe le support, l’important c’est de partager 🙂 et puis un Bobin en images, franchement ça peut être sympa ! Bises Laurence.

    • Coucou Praline, comme souvent en ce moment, je suis très en retard… Mais je devrai bientôt faire la chronique du Plâtrier siffleur. Il me reste juste à choisir UNE phrase…. Dur dur 🙂 Je file lire ton avis sur Geai

      • Le plâtrier siffleur, tiens, tiens… Je ne l’ai pas encore croisé ! Je viens de finir Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas. Que c’est beau !

      • Je suis complètement en retard pour ma chronique… je te l’envoie dès qu’elle est prête, on en rediscutera 😉
        Je n’ai pas lu Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas, je n’en ai pas encore eu l’occasion mais j’ai toujours trouvé ce titre magnifique. Connaissant Bobin, ce doit être magnifique ! à très bientôt ^^

    • Coucou ! Ah Isabelle Bruges, mon préféré de Bobin, un livre dont je ne me lasse pas… Je file lire ton avis et ajoute ta chronique à notre challenge 😉

    • On aurait pu s programmer une LC si on avait su 😉 je n’ai pas gardé la même phrase (suspense…) mais j’avais bien repéré celle-ci ! Je suis vraiment contente que tu aies apprécié ta lecture. C’est un peu comme pour Isabelle Bruges, la forme qui selon moi lui convient le mieux 😉

  1. Coucou Yuko, un livre de circonstance avec ce titre qui colle bien à cette période fatigante de l’année : L’épuisement de Bobin où j’ai pioché tant de phrases qu’il était impossible de n’en garder qu’une !
    « J’aime les miroirs, les icônes et les livres. J’aime ce qui retient sur soi de la lumière avant de nous la rendre, augmentée d’une secrète beauté »
    « L’intelligence ce n’est rien d’autre : une manière personnelle de se tenir devant soi et devant le monde, une manière propre à la personne de se laisser altérer par ce qui vient et de chercher son bien à elle, rien qu’à elle, dans ce qui la traverse et parfois la tue. Lire par exemple c’est une des manifestations les plus simples de l’intelligence, cela n’a rien à voir, absolument rien à voir avec la culture. Lire c’est faire l’épreuve de soi dans la parole d’un autre, faire venir de l’encre par voie de sang jusqu’au fond de l’âme et que cette âme en soit imprégnée, manger ce qu’on lit, le transformer en soi et se transformer en lui. Toute lecture qui ne bouleverse pas la vie n’est rien, n’a pas lieu, n’est pas même du temps perdu, est moins que rien. Toute vie qui n’est pas bouleversée par la vie et qui ne va pas, seule, sans le réconfort d’aucune leçon, trouver son bien dans ce bouleversement, est morte. Ce qui est le bien d’une personne c’est à la personne seule d’en décider, en ne s’appuyant que sur la lumière suffisante de sa propre solitude, au plus loin des convenances de pensée ou de morale »

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